Le Nigeria en appelle à ses partenaires étrangers, dont la France, face à une situation sécuritaire dégradée
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Des soldats nigérians patrouillent à Maiduguri, le 18 mars 2026, après l’un des attentats les plus meurtriers que la capitale de l’État de Borno ait connus depuis des années. AUDU MARTE / AFP La visite fut discrète. Le 13 avril, le général Vincent Giraud, chef d’état-major particulier du président Emmanuel Macron, a atterri à Abuja. Dans la capitale du Nigeria, il a rencontré le chef de l’Etat, Bola Tinubu, et des hauts gradés de l’armée. Le contexte est tendu. Deux jours plus tôt, plus de cent personnes – dont plusieurs dizaines de civils –, ont été tués par des frappes de l’armée, sur le marché de Jilli, dans le nord-est du pays. L’opération antiterroriste – qualifiée de bavure par l’ONG Amnesty International –, n’a pas empêché les deux partenaires de discuter renforcement de leur coopération militaire. Celle-ci se concentre, pour l’heure, sur un partage de renseignement et une formation ponctuelle de l’armée nigériane par la France. Mais face à l’expansion, ces derniers mois, de menaces insurrectionnelles protéiformes – groupes djihadistes, bandits et milices communautaires –, Paris et Abuja accélèrent le pas. Les contours du renforcement de leur partenariat militaire restent toutefois flous. Contactés par Le Monde, les deux gouvernements n’ont pas souhaité répondre aux sollicitations. Il vous reste 84.42% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.




