Le long chemin du retour : les stars africaines qui ont surmonté des blessures mettant leur carrière en péril (Partie 2)
Les longues récupérations ne suivent que rarement une trajectoire linéaire. Pour certains joueurs africains, revenir sur les terrains a signifié affronter non seulement une blessure, mais aussi des rechutes, des retards et de longues périodes loin des projecteurs.
Cette deuxième partie s’attarde sur des cas plus récents, où le retour a été plus lent mais tout aussi exigeant.
Vous pouvez lire la première partie via ce lien :
Youssef Msakni : la blessure qui lui a coûté une Coupe du monde, puis un retour en EuropePour la Tunisie, la blessure au genou de Youssef Msakni en avril 2018 fut un coup dur. L’attaquant a subi une rupture du ligament croisé, l’écartant de la Coupe du monde FIFA 2018 en Russie, son club annonçant qu’il serait absent au moins jusqu’en octobre.
Msakni est finalement revenu. La FIFA a d’ailleurs souligné qu’après avoir récupéré de cette blessure, il était de nouveau à la tête de la Tunisie lors de la CAN 2019.
En janvier 2019, il a également finalisé un prêt au club belge d’Eupen, signe que sa carrière compétitive avait repris sa trajectoire après de longs mois de soins et de rééducation.
Un énorme coup dur pour l’un des adversaires de l’Angleterre en phase de groupes de la @FIFAWorldCup.L’attaquant tunisien Youssef Msakni manquera la Russie 2018 à cause d’une blessure.👉 https://t.co/G2paTFqPPe #bbcfootball pic.twitter.com/duKPjc5RHB
— BBC Sport (@BBCSport) 8 avril 2018
Mohamed Elneny : un retour discret mais difficileLe retour de Mohamed Elneny n’a pas attiré la même attention mondiale, mais il n’en a pas été moins long et ardu.
Arsenal a annoncé le 9 mai 2023 que le milieu de terrain égyptien était absent depuis janvier et avait déjà traversé cinq mois de rééducation après une grave blessure au genou.
Son retour n’a pas été immédiat : il a fallu attendre le 27 septembre 2023 pour le voir réapparaître lors du match de Coupe de la Ligue d’Arsenal contre Brentford.
Ce laps de temps est significatif car des joueurs comme Elneny disparaissent souvent des radars durant leur convalescence. Il ne revenait pas d’un simple problème musculaire ou d’une indisponibilité de routine, mais d’une blessure au genou qui l’a tenu éloigné des terrains pendant la majeure partie de 2023.
Mohamed Elneny en novembre 2023 : « Tout le monde m’a accueilli chaleureusement [lorsque j’ai rejoint Arsenal] mais deux personnes, en particulier, ont vraiment tout fait pour que je me sente chez moi. Le premier était Arsène Wenger, le jour de mon arrivée au centre d’entraînement. Le second ? Mikel Arteta. »… pic.twitter.com/KYrsn3BKFq
— afcstuff (@afcstuff) 17 mai 2024
Daniel-Kofi Kyereh : une rééducation qui s’étend sur plusieurs saisonsKyereh est particulièrement représentatif de la modernité de ce dossier, sa rééducation s’étant étalée sur plusieurs saisons.
Le SC Fribourg a annoncé le 10 février 2023 qu’il avait subi une rupture du ligament croisé antérieur et manquerait le reste de la saison. Plus d’un an plus tard, le club signalait qu’il ne pouvait faire que des exercices de course légers avant de poursuivre un travail individuel, et lors de la préparation de la saison 2025/26, Fribourg le listait toujours parmi les joueurs indisponibles.
Il a désormais repris l’entraînement complet avec l’équipe première, faisant de son parcours l’une des rééducations les plus longues du moment parmi les internationaux africains de renom.
🇬🇭 La passe décisive de Daniel-Kofi Kyereh avec la réserve de Fribourg contre Trèves en Regionalliga aujourd’hui.Cela marque le retour du milieu de terrain à la compétition après trois ans d’absence.Il a été impliqué dans le but du début à la fin.🎥@penty_dzidzor pic.twitter.com/Xcdt9iT8yL
— Owuraku Ampofo (@_owurakuampofo) 12 avril 2026
Quand la rééducation devient une partie de la carrièreCe qui relie ces histoires, ce n’est pas seulement la gravité des blessures, mais le temps nécessaire pour les surmonter. Contrairement aux absences de courte durée, ces cas impliquent des mois, parfois des années, d’incertitude.
Dans les deux volets de cette série, le schéma est limpide. Qu’il s’agisse d’un retour très médiatisé comme celui de Sébastien Haller ou d’un come-back plus discret comme celui d’Elneny, l’issue dépasse largement le cadre individuel.



