Le huitième tentacule de la pieuvre, un sexe doublé d’un nez
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Un poulpe sauvage de l’espèce « Octopus bimaculoides » utilisé dans l’étude, le 26 juin 2024. ANIK GREARSON Une fois n’est pas coutume avec les pieuvres, nous ne parlerons pas ici de leur capacité unique de camouflage, de leur caractère facétieux ou de leur extraordinaire intelligence, distribuée dans leurs huit tentacules. Encore moins de la meilleure façon de les assaisonner – privilège de la rubrique gastronomique. Au menu de cette chronique, c’est de reproduction qu’il est question. Un article publié jeudi 2 avril dans la revue Science lève en effet le voile sur ce processus étonnamment mal connu. Dès l’Antiquité pourtant, Aristote avait déjà compris que l’un des huit bras de l’animal lui tenait lieu d’organe reproducteur. Plusieurs générations de scientifiques ont ensuite détaillé l’opération : d’abord la parade nuptiale, puis l’introduction du fameux bras du mâle dans le manteau de la femelle, enfin le dépôt des sacs à spermatozoïdes (spermatophores) à côté de la bouche, dans une spermathèque située dans la cavité palléale. La femelle décidera alors du bon moment pour réaliser la fécondation. Autant d’étapes importantes car les pieuvres ne se reproduisent qu’une fois. Ensuite, elles meurent, mâles comme femelles. Elles ont entre 1 et 2 ans. Il vous reste 71.54% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.



