Le combat de la photographe Lee Miller pour se faire publier pendant la guerre
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Le photographe David E. Scherman habillé pour la guerre, photographié à Londres par Lee Miller, en 1942. LEE MILLER ARCHIVES ENGLAND 2026 Du Débarquement à la libération des camps, Lee Miller est devenue photojournaliste avec la seconde guerre mondiale. C’est Audrey Withers, rédactrice en chef du Vogue britannique, surnommé « Brogue », qui suggère de l’envoyer en terrain de guerre, après lui avoir confié la photo de mode de 1940 à 1942. Accréditée par l’armée américaine, Miller se lance sans hésiter. « L’Europe en guerre déclenche chez elle une avalanche d’articles percutants, dans lesquels le verbal et le visuel s’articulent de manière saisissante », résume Hilary Floe dans le catalogue de l’exposition « Lee Miller » au Musée d’art moderne de Paris, qui a débuté vendredi 10 avril. En 1943 paraît son premier reportage de photojournaliste, sur les infirmières de l’armée. Elle écrit comme elle photographie, à l’instinct, au plus près du sujet. Même si « chaque mot est aussi difficile qu’une larme arrachée à la pierre », avoue-t-elle. « Très informés et sensibles, ses textes provoquent un fort effet de projection et d’intimité avec son lectorat de Vogue, qui l’a connue mannequin », analyse Fanny Schulmann, commissaire de l’exposition. Il vous reste 74.15% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.





