Le coach de MMA qui frappait des enfants dans une vidéo interdit d’exercer pendant six mois
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Le coach de MMA qui frappait des enfants dans une vidéo interdit d’exercer pendant six mois Par Antoine Sillières, Le Figaro Lyon Le 6 mai 2026 à 15h24 Suivre Sujets MMA protection de l'enfance Lire dans l’app Sauvegarder Nouvelle fonctionnalité ! Avec votre compte, vous pouvez désormais sauvegarder des articles pour les lire plus tard sur tous vos appareils. Sauvegarder Fermer Sauvegarder un article Pour sauvegarder un article vous devez être connecté, vous pourrez ainsi les consulter sur tous vos appareils. Créer un compte Se connecter Copier le lien Lien copié Mail Facebook X Linkedin Messenger WhatsApp Yom Yidikes fait l’objet d’une sanction administrative de la part de la préfecture du Rhône à la suite de la publication d’une nouvelle vidéo polémique dans laquelle il assénait de violents coups de pied à des enfants lors d’un entraînement. Passer la publicité Passer la publicité Publicité Le coach de MMA Yom Yidikes fait l’objet d’une interdiction d’entraîner pour une période de six mois. Cette décision a été prise mercredi dernier par la préfecture du Rhône après la diffusion d’une nouvelle vidéo violente sur ses réseaux sociaux. Le sportif de 33 ans, s’y mettait en scène assénant des coups de pied dans le torse de jeunes enfants en leur hurlant dessus. « Le maintien en activité de Yom Yidikes dans le domaine de l’encadrement sportif présente des risques pour la santé et la sécurité physique et/ou morale des pratiquants », indique l’arrêté que Le Figaro a pu consulter. Il souligne les « multiples vidéos » dans lesquelles l’entraîneur établi à Villeurbanne « peut faire preuve de violence physique et verbale envers des enfants parfois très jeunes » à l’aide de pneus ou de bâtons. « Ferme ta bouche », « tu as besoin que je te frappe pour le faire ? », crie par exemple l’entraîneur. Passer la publicité Publicité Habitué des polémiques, Yom Yidikes reconnaissait auprès du Figaro cette volonté de « choquer l’opinion » et jouer avec les réseaux sociaux, revendiquant une « méthode à la dure » où les enfants « prennent des chocs » pour aguerrir leur « self-défense ». Dans la vidéo publiée la semaine dernière, il intime à l’un d’eux de « retenir ses émotions » en lui hurlant dessus. « On parle de violence mais je n’ai jamais blessé personne. Sur les images, c’est fait exprès, les gamins s’envolent mais je retiens les coups », nous assurait-il. La douleur des enfants semble bien réelle pourtant. « Le geste est effectué sous contrôle par l’adulte, mais cela ne veut pas dire qu’il sera perçu de la même manière par l’enfant », rétorque Lionel Brézéphin, à la tête de la jeune fédération française de MMA, rattachée à celle de boxe. Il présente le coach lyonnais, qui n’y est pas affilié, comme « un électron libre », « hors des standards ». Yom Yidikes n’a pas suivi les formations qu’il dispense mais est diplômé de deux brevets professionnels de la jeunesse et du sport obtenus en 2018 et 2021. Risque neurologique Des diplômes au nom desquels il « ne pouvait ignorer que ces agissements partagés sur les réseaux sociaux ne sont pas conformes à ce qu’il est légitimement attendu d’un éducateur sportif », selon la préfecture qui souligne la violence des coups portés aux enfants. « Les répercussions de ces coups au niveau cérébral présentent un risque neurologue (sic) pouvant engendrer un retard du développement psychomoteur, des troubles cognitifs et un retard dans les apprentissages. » Ils sont contraires à la pédagogie mise en place par la fédération assure Lionel Brézéphin. « Nous avons conçu notre pédagogie et notre didactique avec des contenus adaptés aux enfants, en fonction du profil psychomoteur, confiait-il au Figaro la semaine dernière. Comme dans tout sport, de contact ou autre, ce ne sont pas les mêmes que les entraînements pour adultes. Il y a une sphère d’attention et un registre des émotions différents. » La haut-commissaire à l’enfance, Sarah El Haïry, a dénoncé sur X une vidéo qui « ne semble rien avoir en commun avec les valeurs du sport, ni avec l’apprentissage de la résilience ou du dépassement de soi ». « Aucune pédagogie ne peut jamais reposer sur la violence », a-t-elle insisté. L’association de lutte contre les violences faites aux mineurs Mouv’Enfants s’est indignée de pratiques « humiliantes ». Elle a lancé une pétition citoyenne en ligne afin d’« exiger l’ouverture d’une enquête » et la suspension de l’entraîneur, qui a recueilli près de 9 000 signatures. Passer la publicité Publicité La sanction prise par la préfecture vaut pour tout entraînement, même bénévole. Le coach peut la contester. Il a déjà annoncé via Instagram son intention de porté plainte pour diffamation contre plusieurs médias et internautes.



