La porcelaine de Limoges passe au vert : un four 100 % électrique pour la maison Raynaud
✨ AI Summary
🔊 جاري الاستماع
En région,Haute-VienneLa porcelaine de Limoges passe au vert : un four 100 % électrique pour la maison RaynaudAdieu au gaz pour le célèbre porcelainier de Limoges Raynaud, qui utilise désormais un four électrique alimenté en partie par des panneaux photovoltaïques.Par Franck Lagier Le 14 avril 2026 à 14h05Bertrand Raynaud, petit fils du fondateur de la célèbre maison Raynaud, devant le four tunnel 100% électrique de la nouvelle usine. LP/Franck LagierRéagirEnregistrerPartagerTout est parti d’un « gros boum », parfaitement entendu par les salariés. En 2024, une explosion au gaz touchait l’un des fours de la maison Raynaud, célèbre porcelainier de Limoges (Haute-Vienne) qui a collaboré, entre autres, avec Salvador Dali, Cocteau, ou aujourd’hui la maison Dior. « Ça a été un déclic », reconnaît Bertrand Raynaud, petit-fils du fondateur.« Nous avons alors décidé de créer une toute nouvelle usine. Durant un an et demi, on a cuit nos productions chez nos confrères porcelainiers. Ils ont été d’une aide précieuse », raconte celui qui est aujourd’hui directeur des relations extérieures de Raynaud. Mais après avoir eu recours depuis son ouverture en 1919 successivement au bois, au charbon, puis au gaz, Raynaud a décidé que sa toute nouvelle usine de 4 500 m2 serait entièrement électrique. Celle-ci sortira de terre au bout de 9 mois seulement pour un coût de 7 millions d’euros.Mieux, 1 500 m2 de panneaux photovoltaïques ont été installés sur la toiture pour produire environ 15 % de la consommation annuelle. Mais le bijou de l’usine, c’est bien le four tunnel de 18 m de long, alliant technique traditionnelle et modernité, qui a coûté 500 000 euros. Les pièces blanches, fabriquées à Saint-Junien (Haute-Vienne) puis décorées sur place, sont chargées sur un convoyeur. Elles défilent à petite vitesse et passent de 350 à 1 200 degrés. Chaque année, Raynaud produit entre 250 000 et 300 000 pièces qu’elle vend à 75 % à l’étranger.À lire aussiDe New York à Limoges pour fabriquer...





