Kim Jong-un, Steven Seagal, Sergueï Lavrov : un vaste réseau de trafic d’armement alimentant des proches du Kremlin démantelé par Kiev
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Kim Jong-un, Steven Seagal, Sergueï Lavrov : un vaste réseau de trafic d’armement alimentant des proches du Kremlin démantelé par Kiev Par Ilian Valet Le 30 avril 2026 à 20h55 Suivre Sujets Ukraine trafic armement Lire dans l’app Sauvegarder Nouvelle fonctionnalité ! Avec votre compte, vous pouvez désormais sauvegarder des articles pour les lire plus tard sur tous vos appareils. Sauvegarder Fermer Sauvegarder un article Pour sauvegarder un article vous devez être connecté, vous pourrez ainsi les consulter sur tous vos appareils. Créer un compte Se connecter Copier le lien Lien copié Mail Facebook X Linkedin Messenger WhatsApp Des pistolets de type «Glock» ont notamment été interceptés par les autorités ukrainiennes. CHARLY TRIBALLEAU / AFP La police nationale ukrainienne a publié un communiqué mardi 28 avril annonçant le démantèlement d’un système de contrebande piloté par la Russie et notamment Denis Pouchilin, chef de l’administration russe installée à Donetsk. Passer la publicité Passer la publicité Publicité Kim Jong-un, Bachar Hafez al-Assad (le fils aîné de Bachar al-Assad), Dmitri Medvedev, Sergueï Lavrov, Ramzan Kadyrov, Steven Seagal... : voici la liste non exhaustive des destinataires présumés d’un vaste réseau de trafic d’armement démantelé par Kiev au cours d’une opération spéciale nommée «Douille noire». Celle-ci a permis de mettre en lumière tout un système de contrebande piloté par la Russie, indique la police nationale ukrainienne dans un communiqué publié mardi 28 avril. À découvrir PODCAST - Écoutez le club Le Figaro International Suivez les informations sur la guerre en Ukraine avec l'application du Figaro D’après la même source, ces armes étaient «soit volées dans les territoires ukrainiens temporairement occupés, soit importées illégalement depuis la République slovaque». Certaines d’entre elles étaient ensuite remises à des sympathisants du régime de Moscou en guise de cadeaux honorifiques par Denis Pouchilin, chef de l’administration russe installée dans l’oblast de Donetsk occupé. Ce dernier est désormais accusé de crimes de guerre par les autorités ukrainiennes. Passer la publicité Publicité «Il s’agit notamment de pistolets de type “Glock” chambrés en calibre Flobert, qui, après avoir été importés de Slovaquie, étaient transformés en armes de combat à part entière, reprend la police ukrainienne. Elles étaient ensuite vendues à des criminels, transmises à des groupes armés illégaux, et utilisées comme moyen de “pression” pour des personnes n’ayant pas le droit légal de posséder des armes de combat.» Le présentateur russe star Vladimir Soloviev et les hommes politiques Vladimir Saldo et Sergueï Sobianine sont également cités comme destinataires de ces armes de contrebande. «Les mécanismes de contrebande, les itinéraires d’approvisionnement et les membres du groupe criminel organisé ont été mis au jour dès janvier de cette année par les enquêteurs», précise le communiqué alors qu’une première salve de suspects a été arrêtée dans la foulée à la frontière polonaise tandis qu’ils tentaient d’introduire illégalement des armes sur le territoire de ce pays. La deuxième phase de l’opération, qui s’est déroulée en avril en collaboration avec le Département du contre-espionnage militaire du Service de sécurité de l’Ukraine, a permis de confirmer l’ampleur des flux illégaux d’armes destinés aux territoires temporairement occupés. Europol impliqué dans l’opération Plus de 30 perquisitions ont été menées en simultané à Kiev et dans les régions de Kiev, de Transcarpatie et de Soumy. «Plus de 90 armes à feu ont été saisies : des automatiques, des mitrailleuses, des pistolets et des pistolets-mitrailleurs, des fusils de précision, notamment de gros calibres, au moins sept lance-grenades et armes antichars, des dizaines de grenades, de détonateurs et de fusibles, des mines antichars TM-62M, des munitions d’artillerie de calibre 30 mm, ainsi qu’un véhicule blindé léger “Tigre”», détaille les forces de l’ordre. «Des documents falsifiés, des cachets, des certificats, du matériel et des supports d’information utilisés pour dissimuler les activités et organiser la logistique ont également été saisis», abondent-elles. Une partie de l’arsenal était stockée dans des garages, des immeubles d’habitation et des véhicules, l’autre dans des cachettes spécialement aménagées sur le terrain, dont les coordonnées ont été fournies par les suspects eux-mêmes. Reste désormais aux policiers à identifier tous les participants au réseau, les itinéraires de transport des armes et les destinataires finaux. «Une série d’expertises a été ordonnée ; leurs résultats permettront de décider de la notification de nouveaux soupçons», conclut le communiqué de la police nationale ukrainienne. En parallèle, l’opération «Douille noire» se poursuit simultanément sur plusieurs fronts, du démantèlement des filières d’approvisionnement et de la destruction des caches à la coordination internationale et à la mise en cause de tous les responsables, avec l’appui d’Europol. Un centre de coordination virtuel a notamment été créé en son sein.



