« Juste une illusion » : une chronique familiale soumise au regard d’un enfant de 13 ans
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Louis Garrel (Yves Dayan) et Pierre Lottin (Etienne Berger) dans « Juste une illusion », d’Eric Toledano et Olivier Nakache. GAUMONT DISTRIBUTION L’AVIS DU « MONDE » – A NE PAS MANQUER Dès le générique, l’apparition de vieux logos Canal+, TF1, la région Ile-de-France ou Gaumont datant des années 1980, bientôt accompagnés des premières notes du tube Just an Illusion du trio britannique Imagination, nous replonge quarante ans en arrière. Pour son neuvième long-métrage, le duo de réalisateurs Olivier Nakache, 52 ans, et Eric Toledano, 54 ans, a décidé de raviver ses souvenirs d’adolescence pour faire le portrait d’une famille juive séfarade, les Dayan, qui, en 1985, réside dans un grand ensemble de la banlieue ouest de Paris. Et dépeindre, en filigrane, une drôle d’époque. Ces années 1980 sont restituées avec minutie par toute une constellation de signes qui dessinent les contours d’une large mémoire collective, depuis « La Valise RTL » jusqu’à François Mitterrand, en passant par les vestes Chevignon, les K7 réenregistrables, George Michael, le jeu vidéo Pac-Man… Des artères commerciales aux intérieurs des appartements, les décors de Juste une illusion sont à l’unisson, chaque détail soigneusement pensé pour immerger le spectateur au cœur de cette décennie. Et la musique, constituée de morceaux de The Cure, Francis Cabrel, Simply Red, Earth, Wind and Fire, Joy Division ou Téléphone, occupe une place prépondérante dans le film pour saisir quelque chose de la bande-son de ces années-là. Il vous reste 77.43% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.



