« Je suis triste » : résignés, les salariés de Stellantis Poissy s’apprêtent à changer de métier
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Yvelines« Je suis triste » : résignés, les salariés de Stellantis Poissy s’apprêtent à changer de métierAprès les annonces du groupe de stopper la production automobile, les employés de l’usine de Poissy s’attendent à du changement dans le quotidien dans les prochaines années. Ils promettent de s’adapter, sans cacher un pincement au cœur.Par Mehdi Gherdane Le 16 avril 2026 à 14h36, modifié le 16 avril 2026 à 14h41Poissy (Yvelines), ce jeudi 16 avril 2026. En dépit de la colère de certains syndicats comme Sud, beaucoup d'employés du site semblent résignés. LP/Mehdi GherdaneRéagirEnregistrerPartagerLe « jour d’après » vient de commencer à l’usine Stellantis de Poissy (Yvelines). Les 1 580 salariés ont appris ce jeudi matin que la production automobile s’arrêterait avant 2030 pour laisser la place au reconditionnement, à la transformation et à la production de pièces détachées. C’est une page qui se tourne, reléguant à l’histoire les Peugeot 205, 206 ou 207 fabriquées ici à des centaines de milliers d’exemplaires. Convoquer le glorieux passé suscite logiquement une forme de nostalgie, notamment chez les plus vieux qui vont assister dans les prochains mois à la fin de leur métier. « Que vous dire ? C’est dommage mais la direction ne pouvait pas rester sans rien, confie Mohamed, philosophe. Quand on observe l’évolution du marché, c’était inéluctable. Je suis arrivé ici en 1999 et c’était un autre monde. On travaillait en 4x10. Et après le boulot, il nous arrivait d’aller en boîte entre collègues. Il y avait de la fierté à bosser ici. On a fabriqué des véhicules à succès comme la 207. C’était la première voiture à proposer des équipements modernes comme les caméras de recul ou les grands écrans. Nous sommes toujours aussi fiers mais le monde a changé. »« Avait-on le choix ? »Près de lui, son collègue, plus âgé, rappelle une évidence : « Travailler à la chaîne, ce n’est pas facile, surtout quand on vieillit. Alors savoir qu’elles vont fermer, ce n’est pas non plus une énor...




