« Je n’ai pas le sentiment que ça change grand-chose » : les étudiants kinés obtiennent un grade master mais peinent à y trouver un intérêt
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Les étudiants kinés obtiennent enfin un bac+5. (Illustration) UnsplashRéagirEnregistrerPartager« Je me souviens, on nous a parlé du grade master dès qu’on est arrivé dans la formation », se souvient Lola, aujourd’hui en quatrième année de kiné à Nantes. Le grade master ? Un graal depuis de nombreuses années et qui en théorie leur est accessible depuis 2021. Alors qu’ils font bien leur cinq années d’études avec la première année commune aux métiers de santé, celle-ci n’était jusqu’à présent pas comptée. Problème : la recherche est réservée aux bac+5, et côté salaires une année supplémentaire ne serait pas du luxe pour les jeunes praticiens. À voir aussiDans les faits, il faut attendre fin décembre dernier pour que la reconnaissance soit officiellement encadrée par la loi. En 3e année à Brest, Noé n’a appris la nouvelle qu’à la rentrée dernière. Manon, elle, un peu par hasard. « À la rentrée, nos grades ont changé, avant, on parlait de la K1 à la K4 et maintenant, de la K2 à la K5 », explique celle qui termine sa 4e année à Montpellier. À lire aussi« Ça faisait bien de dire qu’on faisait médecine » : PASS ou LAS pour accéder aux études de santé ?Mais depuis… rien ou presque. « C’est très flou », constate Noé. Au quotidien, difficile pour les étudiants de voir le changement qui s’est opéré depuis la reconnaissance de leur diplôme. Pourtant, à la FNEK, on se félicite de ce « cadre réglementaire complet » : « La formation est enfin reconnue comme un cursus de cinq années d’études exigeantes. Cette parution nous permet d’intégrer pleinement la première année universitaire comme socle indispensable du cursus de formation »Changer d’école est à présent possibleC’est qu’en plus de cette première année, d’autres évolutions ont également vu le jour. Un délai est à présent obligatoire entre la fin d’un cours et l’examen le concernant, mais aussi 15 jours de révision pour les rattrapages. « On s’est appuyé sur ce qui existait déjà à l’université mais qui n’était pas toujo...





