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«Je me suis dit qu’ils allaient tous nous tuer» : deux ans après l’évasion de Mohamed Amra, sur la piste du commando sanglant d’Incarville

تكنولوجيا
Le Figaro
2026/05/14 - 05:30 503 مشاهدة
Deux ans après l’évasion du trafiquant de drogues, la justice cherche à confondre ceux des accusés qui ont pris part au commando. Charlotte Paroielle pour Le Figaro / AFP Accueil Faits divers Réservé aux abonnés «Je me suis dit qu’ils allaient tous nous tuer» : deux ans après l’évasion de Mohamed Amra, sur la piste du commando sanglant d’Incarville ENQUÊTE - Depuis ce 14 mai 2024, les enquêteurs de l’OCLCO sont désormais convaincus d’avoir identifié les hommes qui ont semé la mort au péage d’Incarville. Tous sont issus de la garde rapprochée de «La Mouche». Par Rozenn Morgat et Esther Paolini Le 14 mai 2026 à 07h30 Suivre Sujets Evasion Évreux narcotrafic Lire dans l’app Sauvegarder Nouvelle fonctionnalité ! Avec votre compte, vous pouvez désormais sauvegarder des articles pour les lire plus tard sur tous vos appareils. Sauvegarder Fermer Sauvegarder un article Pour sauvegarder un article vous devez être connecté, vous pourrez ainsi les consulter sur tous vos appareils. Créer un compte Se connecter Copier le lien Lien copié Mail Facebook X Linkedin Messenger WhatsApp «Allonge-toi.» Aymeric* s’exécute. Le corps raidi par la terreur, le surveillant pénitentiaire se couche à plat ventre sur l’asphalte, le long du fourgon qu’il convoyait quelques instants plus tôt avec quatre collègues. Au-dessus de son oreille collée au béton, il entend des ordres des ravisseurs. Des cris. Les bruits confus de la fuite. Il est près de 11 heures, ce 14 mai 2024. Mohamed Amra et ses complices s’échappent du péage d’Incarville. Aymeric, lui, ne bouge plus. Il a planté ses yeux dans le regard vide de son collègue, le capitaine Fabrice Moello, dont le corps gît à quelques mètres de lui, la moitié du crâne emportée par la rafale d’une arme de guerre. Les balles claquent à nouveau dans l’air. L’une d’elles broie le genou d’Aymeric. En quittant les lieux de l’attaque, l’un des quatre membres du commando s’est retourné pour lui tirer dans les jambes. «Je me suis dit que c’était pour que je reste vivant mais que je n’oublie pas. Sinon, ils m’auraient tiré dans la tête», confiera-t-il aux enquêteurs, sur son lit d’hôpital. Trois minutes plus tôt, Aymeric se tenait sur la banquette du fourgon pénitentiaire aux côtés de Mohamed Amra, un détenu dangereux, menotté et sanglé, que l’équipe de surveillants transférait ce jour-là sous un niveau d’escorte 3 au tribunal de Rouen, pour y être auditionné par un magistrat. À l’avant, David* conduisait et Fabrice Moello avait pris place sur le siège passager. Le fourgon était suivi par une voiture, à bord de laquelle deux collègues sécurisaient l’arrière du convoi chargé de reconduire Amra à la prison d’Évreux. La route était dégagée sur cette portion de l’A13. Au tribunal, le détenu s’était emporté lorsqu’on l’avait soumis à une fouille pour la deuxième fois de la matinée. À l’issue de cette audition éclair à laquelle il avait refusé de coopérer, Amra avait retrouvé son calme. Dans le fourgon, celui que l’on surnommait en prison «La Mouche» gardait le silence. Au péage d’Incarville, quand la barrière s’était levée, «tout allait bien», conclura Aymeric auprès des enquêteurs. Cet article est réservé aux abonnés. Il vous reste 87% à découvrir. Vente Flash -70% sur votre abonnement. Sans engagement. J'EN PROFITE Déjà abonné ? Connectez-vous
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