... | 🕐 --:--
-- -- --
عاجل
⚡ عاجل: كريستيانو رونالدو يُتوّج كأفضل لاعب كرة قدم في العالم ⚡ أخبار عاجلة تتابعونها لحظة بلحظة على خبر ⚡ تابعوا آخر المستجدات والأحداث من حول العالم
⌘K
AI مباشر
163986 مقال 232 مصدر نشط 38 قناة مباشرة 8140 خبر اليوم
آخر تحديث: منذ ثانية

Importations : comment l’Algérie traque les importateurs fraudeurs

العالم
TSA Algérie
2026/04/13 - 06:45 501 مشاهدة

L’Algérie multiplie les mesures de contrôle et de suivi des opérations d’importation. Le gouvernement ne perd pas de vue l’objectif de rationaliser les importations en luttant contre toutes les formes de fraude qui ont pris de l’ampleur ces dernières années. 

Certains surfacturent les produits importés pour transférer illégalement des devises vers l’étranger alors que d’autres sous-facturent pour éviter de payer des impôts et taxes en Algérie.

Tolérance zéro 

L’initiative est louable mais la détermination des autorités s’apparente à la recherche du “risque zéro” dont ne s’accommodent ni le souci de l’efficacité ni celui de la simplification des procédures. 

Depuis la mise en place, en juillet 2025, du programme prévisionnel d’importation (PPI) par le ministère du Commerce extérieur et de la Promotion des exportations, le dispositif a fait l’objet de nombreuses mises à jour via des notes et des précisions du même département.

Les mesures liées à la mise en œuvre du PPI ne se comptent plus. 

Mis en place dans un premier temps pour le deuxième semestre de 2025, le dispositif est reconduit pour le premier semestre de l’année en cours.

Neuf mois après son institution, il continue à faire l’objet de mesures supplémentaires prises au fur et à mesure que des failles et des brèches sont constatées dans le dispositif. 

Outre le gouvernement, la Banque d’Algérie est aussi mobilisée. Dans une récente note aux banques commerciales, le régulateur a exigé de lui transmettre presque en temps réel toutes les données des domiciliations bancaires.

La mesure prend effet à partir de ce dimanche 12 avril. La note, émise par la direction générale des changes, fait obligation aux banques de transmettre un fichier numérique récapitulant les opérations d’importation pré-domiciliées, au plus tard un jour (J+1) après la validation de la pré-domiciliation. 

La Banque d’Algérie souhaite disposer de toutes les données liées aux opérations d’importation.

Les fichiers réclamés doivent inclure les références de domiciliation, l’identification de l’opérateur, les détails de la marchandise ou du service ainsi que les modalités de paiement. 

L’objectif est de créer une base de données incluant les fournisseurs, les importateurs et les prix des produits importés, afin de faire des comparaisons, et de démasquer les tricheurs. 

Cibler les importations suspectes et les profils à risque  

Cette note a été précédée d’une autre, cette fois émise par le ministère du Commerce extérieur à l’adresse des investisseurs desquels il est exigé l’envoi de leurs factures proforma. 

Les opérateurs dont les programmes prévisionnels ont été approuvés dans le cadre de l’équipement ou dans le cadre du dispositif de l’Agence algérienne de promotion de l’investissement (AAPI) pour le premier semestre 2026, sont tenus de faire parvenir aux services du département de Kamel Rezig toutes les factures proforma relatives aux opérations d’importation approuvées.

Il est évident que les autorités ne veulent rien laisser passer et comptent traquer jusqu’à la dernière fraude. 

Si la traque sans merci est justifiée par certaines pratiques qui saignent les réserves de change du pays et qui semblent avoir la peau dure, il faut se demander toutefois si l’administration a les moyens et la capacité d’assurer un tel contrôle méticuleux de tous les importateurs qui, en comptabilisant ceux qui importent pour leurs propres besoins, se comptent en centaines de milliers. 

Outre les lourdeurs supplémentaires qui peuvent en découler, cette manière de faire risque de submerger les services de contrôle et disperser leurs efforts qui devraient au contraire être concentrés sur les opérations suspectes et les importateurs qui présentent des profils à risque.

C’est du reste ce qui se fait au niveau des douanes et des services des impôts par exemple. On ne peut pas contrôler tous les containers et tous les contribuables sans allonger indéfiniment les délais de traitement.

Au niveau des importations aussi, la lutte contre la fraude appelle des actions ciblées, plus efficaces et nécessitant moins de ressources. 

Aussi, en exigeant d’eux les moindres détails des opérations d’importation, les opérateurs se retrouvent en quelque sorte contraints de prendre des engagements qui risquent d’être contrariés par des impondérables qu’ils ne maîtrisent pas, en tête desquels la volatilité des prix des marchandises sur les marchés mondiaux et des coûts du fret maritime.   

L’article Importations : comment l’Algérie traque les importateurs fraudeurs est apparu en premier sur TSA.

مشاركة:

مقالات ذات صلة

AI
يا هلا! اسألني أي شي 🎤