«Ils étaient tous un peu comme nos enfants» : l’émotion des familles des cinq jeunes de 17 à 20 ans tués dans un accident de la route en Ardèche
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«Ils étaient tous un peu comme nos enfants» : l’émotion des familles des cinq jeunes de 17 à 20 ans tués dans un accident de la route en Ardèche Par Adrien Bez Le 3 mai 2026 à 10h50 Sujets Ardèche accident de la route Lire dans l’app Sauvegarder Nouvelle fonctionnalité ! Avec votre compte, vous pouvez désormais sauvegarder des articles pour les lire plus tard sur tous vos appareils. Sauvegarder Fermer Sauvegarder un article Pour sauvegarder un article vous devez être connecté, vous pourrez ainsi les consulter sur tous vos appareils. Créer un compte Se connecter Copier le lien Lien copié Mail Facebook X Linkedin Messenger WhatsApp Guillem Gervilla, chef de cabinet du préfet de l’Ardèche, et le colonel Vincent Honore, directeur du SDIS Ardèche, sur les lieux de l’accident, le 1er mai 2025. ALEX MARTIN / AFP Trois communes de la Métropole de Lyon - Saint-Priest, Pusignan et Cailloux-sur-Fontaines - sont endeuillées après la sortie de route qui a coûté la vie à cinq jeunes passionnées de moto et qui avaient «le plaisir d’aller dans des plans d’eau et s’amuser». Passer la publicité Passer la publicité Publicité «Les prochains jours, mois et années seront difficiles pour nous pour tous les parents et amis.» La boutique de bijoux Galoo creation n’a pas ouvert ses portes samedi 2 mai à Saint-Priest (Rhône). Sa gérante, Gwénaëlle Mas, a annoncé sur Facebook au petit matin que son fils Yannick, 18 ans, figurait parmi les victimes du terrible accident de la route survenu vendredi en Ardèche, qui a entraîné la mort de cinq jeunes de 17 à 20 ans. «C’était tout un groupe d’amis partis la veille, ils allaient rentrer le soir. Ils s’étaient connus grâce à la passion de la mobylette. C’était juste des jeunes qui avaient le plaisir d’aller dans des plans d’eau et s’amuser», témoigne la mère de famille endeuillée, contactée par France Télévisions. Les cinq amis faisaient partie d’un groupe plus large d’une douzaine de jeunes originaires du Rhône, répartis dans plusieurs véhicules, et qui recherchait un lieu de baignade dans la vallée de la Cance, entre Sarras et Vernosc-les-Annonay. L’un des deux véhicules, qui transportait quatre jeunes hommes - Yannick, Greg, Antoine, Louis - et une jeune femme, Paris, a effectué une sortie de route sur la départementale 270 dans l’après-midi, avant de chuter d’une vingtaine de mètres dans un ravin et de s’embraser. Le conducteur roulait à une vitesse «excessive» sur une route «étroite et sinueuse», selon les premières constatations et les éléments communiqués par le parquet. Passer la publicité Publicité «Des jeunes sérieux» «Des investigations médico-légales et analyses toxicologiques sont en cours», a annoncé le parquet, qui a ouvert une enquête en recherche des causes de la mort. «Ils ne buvaient pas, ils ne fumaient pas», assure Gwénaëlle Mas. «C’étaient pas des jeunes comme ça. Ils étaient tous comme des frangins. Tous ceux qui étaient dans la voiture, sont venus chez nous, chez les uns, chez les autres, en vacances avec nous. Ils étaient tous un peu comme nos enfants, à nous tous.» Également contactée par France Télévisions, Floriane, la mère d’Antoine, assure que «c’étaient des jeunes sérieux», un groupe de «meilleurs copains, passionnés de moto». «Ils étaient partis pour une soirée barbecue suivie d’une baignade. C’est en revenant de cette baignade qu’ils ont quitté la route.» Un pont sur la rivière Cance, en Ardèche, sur les lieux de l’accident mortel. ALEX MARTIN / AFP L’émotion est vive dans les diverses communes de la Métropole de Lyon - Saint-Priest, Pusignan, Cailloux-sur-Fontaines - dont les jeunes étaient originaires. «Ce que je ressens est au-delà de la peine», a confié au Parisien Françoise Gherbazza, maire de Pusignan. «Ça me fait froid dans le dos mais je veux m’effacer derrière la profonde douleur et le sentiment d’injustice de la famille et la douleur de la jeunesse de la commune.» Accompagnée de deux gendarmes, l’édile a dû se présenter au domicile de la mère d’une des victimes, âgée de 19 ans, pour lui annoncer la nouvelle. Spécialistes du secours en montagne Trois jeunes, dont Yannick, étaient originaires de Saint-Priest. «Dès que j’ai appris ce drame, j’ai tenu à rencontrer leurs familles pour leur témoigner tout mon soutien et ma compassion», a écrit le maire Gilles Gascon sur sa page Facebook. «Dans ces moments difficiles, mes pensées vont à leurs proches et à tous ceux que cette épreuve touche.» Une association d’aide aux victimes a été saisie afin d’accompagner l’ensemble des victimes et de leurs familles. Une cellule d’urgence médico-psychologique (CUMP) a été activée par la préfecture. Les sept autres amis du groupe de baignade, qui ont alerté les secours le jour du drame, ont été pris en charge par les psychologues. Les opérations de secours ont été délicates, avec la participation d’une grosse quarantaine de sapeurs-pompiers. Le ravin est «très difficile d’accès». «Des spécialistes du secours en montagne et des milieux périlleux sont descendus sur corde et ensuite ont sécurisé les lieux et permis aux autres sapeurs-pompiers qui eux ont traité l’incendie de pouvoir intervenir», a expliqué au micro de TF1 le lieutenant-colonel Jean-Philippe Ladet, commandant du Groupement Pompiers Ardèche. La RD 270 sur laquelle s’est produit l’accident a été coupée à la circulation jusqu’en fin de journée vendredi.





