Harcèlement scolaire : pourquoi l’ex-professeure d’Evaëlle a été condamnée à un an de prison avec sursis
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Les parents d’Evaëlle arrivent au tribunal de Versailles, le 9 février 2026. ALAIN JOCARD/AFP La décision est rare concernant des faits de harcèlement en milieu scolaire, habituellement commis entre élèves. La cour d’appel de Versailles a condamné, lundi 13 avril, Pascale B., une professeure de français à la retraite, à un an de prison avec sursis et à une interdiction définitive d’enseigner, pour « harcèlement moral » sur deux mineurs de 15 ans, dans l’affaire dite « Evaëlle Dupuis ». Cette dernière s’est suicidée par pendaison, à l’âge de 11 ans, le 21 juin 2019, au domicile familial, quelques mois après avoir quitté le collège Isabelle-Autissier, à Herblay-sur-Seine (Val-d’Oise), où elle avait été victime de harcèlement scolaire de la part de certains de ses camarades et d’« humiliations » de la part de son enseignante. Ce faisant, la cour d’appel prend le contrepied du tribunal correctionnel de Pontoise, qui avait relaxé Pascal B. en première instance, au mois d’avril 2025, au motif « qu’il n’existe pas de délit de harcèlement involontaire ». La juridiction d’appel considère au contraire, dans son arrêt de 90 pages consulté par Le Monde, que « les remarques répétitives au caractère vexatoire et dévalorisant relatives à l’utilisation d’un classeur, les réflexions blessantes attentatoires à la dignité adressées à Evaëlle de façon récurrente devant ses pairs, l’exposition aux critiques des autres élèves pendant l’heure de vie de classe, sans soutien ni protection dus à son statut d’enfant, caractérisent, par leur nature et leur répétition, l’élément matériel de l’infraction de harcèlement moral reprochée à Pascale B. » Sollicitée, l’avocate de l’enseignante, Marie Roumiantseva, n’a pas répondu au Monde. Il vous reste 72.87% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.




