Hantavirus : une spécialiste franco-algérienne en première ligne
L’Organisation mondiale de la santé (OMS) et de nombreux pays dont l’Algérie prennent des mesures préventives contre la maladie du hantavirus, détectée sur un navire de croisière de retour d’Amérique du Sud.
En France, la franco-algérienne Yasmine Belkaid, de par sa fonction de directrice de l’Institut Pasteur, est propulsée aux avant-lignes des efforts de prévention et de sensibilisation contre ce virus.
Mardi 12 mai, elle était l’invitée du 20h de France 2. Face à l’inquiétude montante, elle a contribué à rassurer davantage par ses explications de scientifique mondialement reconnue.
Yasmine Belkaid a expliqué que les scientifiques connaissent beaucoup sur ce virus transmis par les rongeurs, puisqu’il a été séquencé pour la première fois il y a 30 ans, en 1996.
« Ce virus est étudié, on connaît sa structure, on connaît son fonctionnement”, a-t-elle fait savoir. Et ce qui est connu de ce virus est plutôt rassurant : il est peu infectieux et il y a quelques centaines de cas dans le monde.
Rien à avoir donc avec la pandémie de COVID-19 qui a mis le monde à l’arrêt entre 2020 et 2022.
Hantavirus : Yasmine Belkaid livre son avis de scientifique
Ce qui rassure davantage les scientifiques, selon la directrice de l’Institut Pasteur, c’est que le virus Andes, détecté sur le navire de croisière Hondius, est le même que celui qui a été séquencé il y a 30 ans. En d’autres termes, il n’a pas muté. “Nous ne sommes pas inquiets, par contre, nous sommes vigilants », a-t-elle dit.
Yasmine Belkaid, qui détient la triple nationalité, algérienne, française et américaine, est un produit de l’école algérienne.
Née à Alger en 1968, elle a fait des études de biochimie à l’université des sciences et technologies Houari-Boumediene (USTHB) avant de s’installer en France puis aux États-Unis où elle s’est fait un nom dans la recherche. Elle dirige l’Institut Pasteur Paris depuis janvier 2024, après sa désignation pour un mandat de six ans en mars 2023.
Fin avril dernier, elle a été primée en Suisse du prestigieux prix Louis-Jeantet, qui distingue depuis 40 ans les travaux qui contribuent au progrès de la médecine et de la recherche biomédicale en Europe.
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