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Guerre en Iran : un cessez-le-feu aux airs de "victoire à la Pyrrhus" pour Donald Trump

سياسة
L'Express
2026/04/08 - 08:55 501 مشاهدة

"Trump trouve une porte de sortie avec l'Iran. Mais les causes de la guerre restent irrésolues", titre le New York Times. Le président américain Donald Trump a accepté, mardi 7 avril, un cessez-le-feu de deux semaines avec l'Iran, moins de deux heures avant l'ultimatum qu'il avait fixé à Téhéran pour la réouverture du détroit d'Ormuz, sous peine d'attaques dévastatrices contre ses infrastructures civiles. Un revirement spectaculaire comparé à son avertissement alarmant lancé plus tôt dans la journée, lorsqu'il avait déclaré qu'"une civilisation entière mourra ce soir" si ses exigences n'étaient pas satisfaites. "Une fois de plus ce n’était là que pur mais stérile jus de crâne, du moment qu’il n’est pas donné à tout le monde d’être devin" s'agace L'Orient-Le Jour.

Et après ? "L’intimidation à court terme du président Trump a peut-être fonctionné, mais les divergences fondamentales avec l’Iran sont aussi vives qu’en février", relève le New York Times. Même manque d'entrain du côté du Wall Street Journal : "Il reste encore un long chemin à parcourir avant que Washington et Téhéran ne parviennent à un accord solide et durable."

De son côté, CNN salue une décision susceptible de "sauver de nombreuses vies", tout en s’interrogeant sur la cohérence de la stratégie de Donald Trump. Parmi les "effets secondaires" de ces quarante jours de guerre, relève le média américain, figure aussi la difficulté croissante à évaluer la crédibilité des déclarations — non seulement celles des dirigeants iraniens, mais aussi, parfois, celles du président des États-Unis lui-même. Aux États-Unis, certains analystes pointent d’ailleurs la propension du locataire de la Maison-Blanche à reculer après des menaces particulièrement agressives, au point de résumer sa méthode par une formule devenue virale : "Trump Always Chickens Out" ("Trump se dégonfle toujours"), abrégée en "TACO".

"Un revirement dont le républicain est coutumier"

D'ailleurs, le journal belge Le Soir évoque "un revirement dont le républicain est coutumier", estimant que "ce nouvel élan interventionniste" ouvre une "séquence délicate pour l'exécutif". Dans The Guardian, un article s'intéresse davantage aux répercussions des propos belliqueux du dirigeant américain, puis de son rétropédalage. On y lit que Chuck Schumer, chef de la minorité du Sénat des États-Unis, dénonce les "fanfaronnades ridicules" du président, tandis que les républicains présentent cette décision comme une manœuvre tactique astucieuse.

La Repubblica tente de répondre à la question centrale : qui a vraiment gagné ? Le cessez-le-feu annoncé est-il "une confirmation de l'efficacité des méthodes de négociation abruptes de l'auteur de 'L'Art de la négociation', ou une retraite humiliante dictée par le fait que la guerre ne se déroulait pas comme prévu ?". Pour le journal italien, cet épisode a surtout eu pour effet de consacrer l’Iran comme interlocuteur incontournable dans la définition de l’après-crise, tout en érigeant les ayatollahs en "maîtres" d’une large part du marché mondial de l’énergie.

Le Liban, "impuissant otage de deux implacables mécanismes"

En Espagne, la journaliste d'El Pais préfère ironiser sur la "victoire à la Pyrrhus" de Donald Trump, qui paye un prix "très élevé pour cette guerre" : "Le principal succès de Washington est d'avoir rouvert un passage maritime qui était encore ouvert avant le début de son offensive ; ce faisant, les États-Unis se sont mis à dos leurs alliés, ont terni leur image internationale, ont épuisé leurs stocks de munitions et se sont attiré l'hostilité de l'opinion publique iranienne."

Enfin, ce cessez-le-feu exclut le Liban, trop souvent relégué au second plan dans les conflits du Proche-Orient. "Jusqu’à nouvel ordre, le Liban reste l’impuissant otage de deux implacables mécanismes qui s’affrontent sur son sol à grands frais de dommages collatéraux", observe L'Orient-Le Jour. Une chose est sûre : le petit pays paie toujours pour les guerres des autres.

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