Guerre en Iran : C’est quoi le spoofing qui permet aux navires iraniens de déjouer le blocus d’Ormuz ?
✨ AI Summary
🔊 جاري الاستماع
.alst0{fill-rule:evenodd;clip-rule:evenodd}.dtcls-1{fill:#fa6ee5}Passer au contenu principalPasser à l'en-têtePasser au pied de pageMenuMenuRechercher du contenu sur le site www.20minutes.frOk20 Minutes : Actualités et infos en directREPLAYDIRECT TVActualitéActualitéSociétéMondeEconomieFaits diversSantéPolitiqueJusticeFake OffConflit israélo-palestinienGuerre en IranGuerre en Ukrainebrouiller les pistesC’est quoi le spoofing qui permet aux navires iraniens de passer Ormuz ?De haute lignéeQui était la « comtesse rouge » qui pourrait reposer dans la chapelle royal…expérienceUne classique de 1967 teste une bio-essence sur 10.000 kmLocalesLocalesNos villesÎle-de-FranceOccitanieNouvelle AquitaineGrand EstAuvergne-Rhône-AlpesBretagneProvence Alpes Côte d'AzurAuvergne-Rhône-AlpesBretagneGrand EstHauts-de-FranceÎle-de-FranceNormandieNouvelle-AquitaineOccitaniePays de la LoireProvence-Alpes-Côte d'AzurDivertissementDivertissementCultureT'as vu ?PeopleWebTélévisionCinémaSérieLivresEurovision 2026Céline Dion04:45 Provence-Alpes-Côte d'Azur Le Programme SENSATIONNELLES by Intermarché La Ginguette : le fan club de l'équipe cycliste Intermarché-Wanty Publié le 17/04/2026 à 18h21 • Mis à jour le 17/04/2026 à 18h21 On pourrait croire qu’il est assez difficile pour un pétrolier de passer inaperçu vu la taille des navires de ce type. Si on a le nez dessus, ça semble évident, mais perdu en mer, un tanker ne peut être identifié que grâce à son transpondeur AIS. Sorte de balise, obligatoire à bord de la plupart des navires, qui envoie plein d’informations permettant de les identifier et de les localiser. Et c’est pour brouiller, modifier ou tromper ce signal qu’intervient le spoofing, notamment pour contourner le blocus du détroit d’Ormuz, en Iran. Le « spoofing » est un mot anglais qui signifie en français « usurpation ». Autant dire que le champ d’application est plutôt large. On a déjà eu l’occasion de parler de cette technique avec, notamment, la redoutable arnaque au faux conseiller bancaire. Dans ce cadre, les escrocs usurpaient (plutôt facilement) le vrai numéro de téléphone d’une banque pour se faire passer pour un conseiller et dépouiller leurs victimes. Côté escroquerie, on voit aussi cette pratique utilisée avec des adresses e-mail ou avec de faux sites Internet. Pour autant, le spoofing n’est pas réservé aux escrocs. Sur les théâtres de guerres, les armées y ont recours, notamment en Ukraine. Parce que le spoofing concerne aussi le détournement de signaux, comme le Bluetooth, le wifi et les GPS. « Les Ukrainiens sont très forts en guerre électronique et ils parviennent à spoofer les signaux GPS des drones russes rudimentaires, comme le Shahed 136, pour les détourner de leur cible ou les renvoyer d’où ils viennent », assure Xavier Tytelman, expert en aéronautique. Le groupe d’armement français Safran a déjà alerté sur les risques inhérents au spoofing de signaux GPS dans l’aviation civile. Parce que, contrairement au « jamming », qui consiste à perturber ou bloquer les systèmes de navigation, le spoofing « vise à tromper les récepteurs GPS en leur envoyant de faux signaux, indiquant une position géographique erronée ». D’autant que, selon Safran, les erreurs de trajectoires qui en résultent sont « très difficilement détectables par les pilotes ». N’importe quel engin ou véhicule utilisant comme moyen de navigation le Global Navigation Satellite System, ou GNSS (GPS américain, Galileo européen ou Glonass russe), peut ainsi être victime de spoofing ou, le cas échéant, utiliser cette technique pour brouiller les pistes. Cette dernière utilisation du spoofing semble se développer du côté de l’Iran, mise en œuvre par certains navires désireux de passer le détroit d’Ormuz malgré le blocus imposé par les Etats-Unis. Selon Windward, des navires éteignent volontairement leur transpondeur AIS pour « disparaître » des radars le temps de passer le détroit. Mais cette technique a le désavantage d’être repérable par les autorités, même si la désactivation temporaire d’un AIS peut avoir de multiples raisons. Ce qui est plus insidieux, c’est donc de spoofer son propre AIS. Toujours selon Winward, cela peut consister en la « transmission d’un faux pavillon AIS » pour arborer numériquement un pavillon qui n’est pas concerné par le blocus. Selon un expert cité par le New York times, il est aussi possible de modifier le numéro d’identification d’un navire en se faisant passer pour un autre, de changer le port de départ ou le port d’arrivée voire de modifier les coordonnées GNSS transmises. Sur son interface permettant d’analyser la navigation dans le détroit d’Ormuz, Winward fait état de 148 « activités suspectes » de navires dans le secteur. Pour la journée de mercredi, huit navires ont franchi le détroit, dans un sens ou dans l’autre, dont cinq sont des pétroliers « battant pavillon de pays à haut risque ou soumis à des sanctions ». Découvrez l‘ensemble de nos applications 20 Minutes ! La fréquentation de 20 Minutes est certifiée par l‘ACPM





