Guerre au Moyen-Orient : le Royaume-Uni veut déconnecter les prix du gaz et de l'électricité
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Guerre au Moyen-Orient : le Royaume-Uni veut déconnecter les prix du gaz et de l'électricité Par Le Figaro avec AFP Le 21 avril 2026 à 14h09 Sujets guerre en Iran Royaume-Uni Moyen-Orient énergie Lire dans l’app Sauvegarder Nouvelle fonctionnalité ! Avec votre compte, vous pouvez désormais sauvegarder des articles pour les lire plus tard sur tous vos appareils. Sauvegarder Fermer Sauvegarder un article Pour sauvegarder un article vous devez être connecté, vous pourrez ainsi les consulter sur tous vos appareils. Créer un compte Se connecter Copier le lien Lien copié Mail Facebook X Linkedin Messenger WhatsApp La volonté de Londres de «dissocier le prix de l’électricité de celui du gaz» en favorisant les prix fixes est une idée récurrente en Europe. Yann Tessier / REUTERS Londres compte ainsi pousser les producteurs de renouvelables vers des contrats à prix fixe, notamment en augmentant une taxe sur les bénéfices exceptionnels qui avait été introduite dans la foulée de l’envolée des prix de l’énergie après le début de la guerre en Ukraine. Passer la publicité Passer la publicité Publicité Face à l'envolée des prix des hydrocarbures avec la guerre au Moyen-Orient, Londres a annoncé ce mardi 21 avril une réforme pour éviter que la hausse des prix du gaz n'influe de manière démesurée sur ceux de l'électricité, en favorisant les énergies renouvelables. Après deux chocs énergétiques en moins de cinq ans «la leçon pour notre pays est claire : l'ère de la sécurité fondée sur les combustibles fossiles est révolue», a affirmé le ministre britannique de l'Énergie Ed Miliband lors d'un discours mardi. Londres compte ainsi pousser les producteurs de renouvelables vers des contrats à prix fixe, notamment en augmentant une taxe sur les bénéfices exceptionnels qui avait été introduite dans la foulée de l'envolée des prix de l'énergie après le début de la guerre en Ukraine. L'annonce fait partie d'une série de mesures pour accélérer le recours aux énergies renouvelables, notamment en promettant de les déployer «massivement» sur les terrains publics. Passer la publicité Publicité «Les énergies propres sont désormais la seule voie vers la sécurité financière, la sécurité énergétique et la sécurité nationale», a insisté Ed Miliband. Le Royaume-Uni n'est pas seul à vouloir accélérer sa transition : la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a appelé la semaine dernière à intensifier l'électrification de l'Europe, quelques jours après l'annonce d'un plan de la France pour réduire sa dépendance aux hydrocarbures importés. Une «alternative convaincante» Le gouvernement du premier ministre travailliste Keir Starmer, en difficulté après un énième rebondissement de l'affaire Mandelson (une déclinaison britannique de l'affaire Epstein), a promis qu'il n'accorderait pas de nouvelles licences de pétrole et de gaz en mer du Nord. Pressé par l'opposition - et par Donald Trump - de relancer les forages, il a en novembre assoupli sa position en ouvrant la porte à de nouveaux certificats pour autoriser «une production limitée» dans des gisements existants ou à proximité. Mais «on ne résout pas une crise des combustibles fossiles en misant encore davantage sur les combustibles fossiles», a martelé Ed Miliband mardi, affirmant que «contrairement aux deux chocs pétroliers des années 1970, il existe aujourd'hui une alternative convaincante sous la forme des énergies propres». «La vérité, c'est que le Royaume-Uni ne dispose pas de réserves de pétrole et de gaz économiquement viables à bas prix pour faire baisser les factures des consommateurs ou apporter la sécurité énergétique», complète Bob Ward, de la London School of Economics. La volonté gouvernementale de «dissocier le prix de l'électricité de celui du gaz» en favorisant les prix fixes est une idée récurrente en Europe quand les prix des hydrocarbures s'envolent. «Un bon premier pas» selon Greenpeace Dans les pays où le marché de l'électricité est libéralisé, les opérateurs les moins chers (souvent les renouvelables) sont appelés en premier sur le réseau, mais le prix pour l'ensemble du marché est fixé par la dernière centrale allumée pour satisfaire la demande à un moment donné. Pour le Royaume-Uni, qui ne peut compter ni sur l'imposant parc nucléaire français, ni sur l'abondante hydroélectricité norvégienne, et qui a en outre éliminé la production d'électricité au charbon (au contraire de l'Allemagne par exemple), cela veut dire que le gaz dicte souvent les prix. Si des parcs éoliens ou solaires construits à partir de 2015 disposent pour beaucoup de contrats à prix fixes (le producteur peut compter sur un prix minimum garanti mais devra rembourser les consommateurs si les prix s'envolent), la majorité se fait payer l'électricité au prix du marché. «C'est un problème qu'il faut résoudre» et les annonces gouvernementales constituent «un bon premier pas», a salué dans un communiqué Rudy Schulkind, chez Greenpeace UK. Passer la publicité Publicité Le gouvernement compte aussi mettre à disposition «des friches, des sites industriels et des terrains ferroviaires pour accueillir des panneaux solaires et des éoliennes», espérant ainsi débloquer «jusqu'à 10 GW de capacité», soit la consommation «d'environ cinq millions de foyers». Le gouvernement britannique s'était déjà engagé à ce que les sources de production décarbonées couvrent 100% de la demande en électricité du pays en 2030.


