Gaz : Ségolène Royal rappelle à Macron le coût de sa brouille avec l’Algérie
La guerre américano-israélienne contre l’Iran renforce la position de l’Algérie sur le marché énergétique mondial. Dans ce contexte de fortes tensions sur les approvisionnements en énergie des pays de l’Union européenne et de la hausse des prix du pétrole et du gaz sur le marché mondial, Ségolène Royal a rappelé au président français Emmanuel Macron le coût de sa brouille avec l’Algérie.
« Face à la flambée du prix des énergies, on mesure l’absurdité du conflit avec nos voisins producteurs de gaz comme l’Algérie vers qui se tourne l’Italie, tandis que le RN et la droite Retailleau et Cie, continuent à insulter ce pays » et que le président Emmanuel Macron a « suspendu les relations diplomatiques sans raison valable », a écrit la présidente de l’association France – Algérie sur son compte X, vendredi.
Ségolène Royal rappelle l’importance de s’entendre avec les voisins
Les relations entre l’Algérie et la France traversent une crise inédite depuis juillet 2024 à la suite de la décision du président Macron de reconnaître la souveraineté marocaine sur le Sahara occidental.
Pour Ségolène Royal, « le chaos mondial rappelle une nouvelle fois ce principe : s’entendre avec ses voisins est la base de la paix et du développement ». Les voisins et les partenaires de l’Algérie l’ont compris.
Mercredi, lors d’un entretien téléphonique avec son homologue algérien Sifi Ghrieb, le premier ministre vietnamien Pham Minh Chinh a sollicité officiellement mercredi 18 mars la « solidarité » de l’Algérie pour aider son pays à surmonter la grave crise énergétique qui le frappe après la baisse des importations de gaz et de pétrole de la région du Golfe à la suite de la fermeture du détroit d’Ormuz dans le sillage de la guerre israélo-américaine contre l’Iran.
Vendredi, le ministre de l’Énergie, Gilberto Pichetto Fratin, a révélé que son pays a entamé des pourparlers avec l’Algérie pour sécuriser ses approvisionnements en énergie. Ce samedi, le gouvernement italien a annoncé la visite de la présidente du Conseil, Giorgia Meloni, le 28 mars en Algérie. La question du gaz sera sans doute au cœur de ce déplacement. L’Algérie fournit un tiers de la consommation italienne de gaz.
Engie rappelle la fiabilité de l’Algérie
L’Espagne, dont le ministre des Affaires étrangères est attendu à Alger, veut aussi plus de gaz algérien. Il compte demander une hausse des livraisons via le gazoduc Medgaz qui relie directement les deux pays.
Depuis le début de la guerre en Iran, l’Algérie a considérablement augmenté ses exportations de gaz vers l’Europe, notamment l’Espagne, l’Italie et la France, prouvant une nouvelle fois qu’elle reste un fournisseur fiable de l’énergie. Et la patronne du groupe énergétique français l’a rappelé hier, selon Le Monde.
« Chez Engie, nous n’achetons pas de GNL au Qatar ou aux Émirats arabes unis, les livraisons à nos clients ne sont pas à risque. Nous avons des contrats de long terme avec l’Algérie ou les États-Unis Et nous ne pensons pas que ces fournisseurs vont faire défaut. », a déclaré Catherine MacGregor.
Depuis le début de la guerre en Iran, le pétrole a gagné plus de 30 dollars le baril pour se hisser au-dessus de la barre des 100 dollars. En trois mois, le gaz a fortement augmenté aussi, passant de 30 dollars à 70 dollars le mégawattheure.
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