« Femmes sur fond azur », de l’académicienne Chantal Thomas, raconte le six magnifiques parcours de femmes ayant trouvé refuge et inspiration sur la Côte d’Azur
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L’écrivaine Chantal Thomas, à Paris, en 2022. PHILIPPE MATSAS/OPALE « Femmes sur fond azur », de Chantal Thomas, Seuil, « Fiction et Cie », 192 p., 19,50 €, numérique 14 €. Qu’est-ce qui fait que l’on sort d’un livre vivifié, revigoré, comme après une rafraîchissante baignade un jour de forte chaleur ? Quels mots, quelles images, quelles idées ont secrètement agi dans notre corps pour que tout entier il se sente prêt à se jeter au-devant du monde ? Telles sont les questions que l’on se pose en refermant Femmes sur fond azur, de Chantal Thomas, qui prolonge et enrichit les portraits qu’elle avait rédigés à l’invitation du « Monde des livres » à l’été 2024 – « été d’une extraordinaire floraison de lauriers-roses ». On se demande, oui, comment l’académicienne fait pour donner tant de texture et de vie à ses textes, pour les faire onduler ainsi dans nos têtes, tels de grands draps de soie offerts à tous les vents. Lire la série « Femmes sur fond d’Azur », de Chantal Thomas (2024) | Article réservé à nos abonnés Le rire de Sophie Cruvelli hante le parc Vigier Lire plus tard Cela tient peut-être avant tout à sa langue, mobile et rythmique (dans la phrase, les virgules semblent frétiller), qui possède une force d’emportement. Très naturellement, elle nous entraîne à la suite des figures féminines que Chantal Thomas a élues pour nous escorter dans les paysages saturés de bleu de la Riviera, où toutes ont, à un moment de leur existence, déposé leur valise. Ces femmes sont au nombre de six : il y a la cantatrice Sophie Cruvelli, vicomtesse Vigier, la reine Victoria, la chanteuse et peintre Marie Bashkirtseff, les écrivaines Katherine Mansfield et Colette, ainsi que la mère de l’autrice, Jackie. Il vous reste 61.06% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.



