Exposés à la cocaïne dans l’eau, les saumons nagent plus longtemps et plus loin
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Exposés à la cocaïne dans l’eau, les saumons nagent plus longtemps et plus loin Par Le Figaro avec AFP Le 22 avril 2026 à 10h13 Sujets saumon Cocaïne Lire dans l’app Sauvegarder Nouvelle fonctionnalité ! Avec votre compte, vous pouvez désormais sauvegarder des articles pour les lire plus tard sur tous vos appareils. Sauvegarder Fermer Sauvegarder un article Pour sauvegarder un article vous devez être connecté, vous pourrez ainsi les consulter sur tous vos appareils. Créer un compte Se connecter Copier le lien Lien copié Mail Facebook X Linkedin Messenger WhatsApp Image d’illustration. DAMIEN MEYER / AFP Les chercheurs ont prélevé une centaine de saumons sauvages de l’Atlantique dans le lac Vättern, en Suède, et les ont exposés à la fois à la cocaïne et à la benzoylecgonine, un métabolite formé par cette drogue dans le foie, avant de suivre leurs mouvements. Passer la publicité Passer la publicité Publicité Les saumons exposés à la cocaïne présente dans l'eau parcourent de plus longues distances que ceux qui n'y sont pas exposés, selon une étude conjointe d'universités australienne et suédoise. Cette étude publiée lundi par les scientifiques de l'université Griffith en Australie et de l'université suédoise des sciences agricoles a examiné comment cette drogue affectait les mouvements des poissons sauvages dans leur habitat naturel. «Un risque majeur et croissant pour la biodiversité» Les chercheurs ont prélevé une centaine de saumons sauvages de l'Atlantique dans le lac Vättern, en Suède, et les ont exposés à la fois à la cocaïne et à la benzoylecgonine, un métabolite formé par cette drogue dans le foie, avant de suivre leurs mouvements. Ils ont constaté que les poissons sous l'emprise de la cocaïne parcouraient une distance hebdomadaire 1,9 fois supérieure à celle des autres spécimens. L'étude a également révélé que ceux exposés au métabolite nageaient 12,3 kilomètres de plus. Passer la publicité Publicité Les chercheurs ont averti que la pollution des eaux par les drogues ou les médicaments représentait «un risque majeur et croissant pour la biodiversité». «Tout changement anormal dans le comportement animal est préoccupant», a confié Marcus Michelangeli, coauteur de l'étude et chercheur à l'Australian Rivers Institute de l'université Griffith, à la chaîne nationale australienne ABC. «Nous constatons des concentrations de plus en plus élevées non seulement de drogues illicites, mais aussi de tous types de produits pharmaceutiques dans nos cours d'eau», a-t-il ajouté. 25 millions de personnes Pour le professeur Michael Bertram, de l'Université suédoise des sciences agricoles, l'étude démontre la nécessité d'améliorer le traitement et la surveillance des eaux usées. «Notre étude montre que les médicaments ne constituent pas seulement un problème de société, mais aussi un défi environnemental concret», a-t-il souligné. En Belgique, une analyse des eaux usées a révélé en mars l'ampleur de la consommation de drogues, notamment la cocaïne présente dans tout le pays, et la kétamine en pleine expansion. L'étude belge est publiée un an après une analyse plus large en Europe dans 128 villes de 26 pays, qui a montré pour 2024 une augmentation des détections dans les eaux usées de résidus d'ecstasy, de cocaïne et d'amphétamine par rapport à 2023, et une diminution du cannabis. La consommation de cocaïne est en hausse dans le monde entier: selon l'ONU, environ 25 millions de personnes auraient consommé ce stimulant en 2023, et cette drogue est de plus en plus souvent détectée dans les cours d'eau.





