Energies renouvelables : l’Union européenne arrête de financer les onduleurs chinois
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Assemblage d’onduleurs dans le parc industriel du comté de Tongxin, dans la région autonome du Ningxia, au nord-ouest de la Chine, le 20 février 2025. YANG ZHISEN/XINHUA VIA AFP Le temps où l’Union européenne (UE) ne s’inquiétait pas de ses dépendances est révolu. La pandémie due Covid-19, où elle s’est retrouvée sans masques, puis la guerre en Ukraine, qui lui a valu la fermeture du robinet d’une grande partie du gaz russe, lui ont dessillé les yeux. La décision de Pékin, à l’automne 2025, de réduire ses exportations de terres rares, mettant en péril des pans entiers de l’industrie du Vieux Continent, a encore accéléré sa réflexion. Lundi 4 mai, la Commission a annoncé qu’elle ne subventionnait plus les projets d’énergie solaire ou éolienne utilisant des onduleurs chinois, ces petits dispositifs qui transforment le courant continu en courant alternatif. Concrètement, elle s’interdit de les financer, comme la Banque européenne pour la reconstruction et le développement ou encore la Banque européenne d’investissements, qui, à elle seule, est derrière une grande majorité des parcs éoliens en mer, environ 20 % des installations solaires et 30 % des parcs éoliens terrestres. Sur le papier, l’exécutif communautaire vise les onduleurs produits dans des pays « à risques élevés » − la Chine, la Russie, l’Iran et la Corée du Nord −, qui, grâce à ces composants, « ont les capacités techniques de provoquer des pannes d’électricité dans l’UE ». En réalité, Bruxelles a en ligne de mire les fournisseurs chinois, au premier rang desquels Huawei et Sungrow, qui détiennent 80 % du marché de ces équipements et donnent à Pékin les moyens d’instrumentaliser cette dépendance européenne. Il vous reste 65.06% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.





