En RDC, le président Félix Tshisekedi ne compte pas céder sa place
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Le président de la République démocratique du Congo, Félix Tshisekedi, à l’Institut américain pour la paix, à Washington, le 4 décembre 2025. KEVIN LAMARQUE/REUTERS Depuis des mois, par petites touches ou grosses ficelles, le président de la République démocratique du Congo (RDC), Félix Tshisekedi, prépare son opinion publique. S’il ne déclare pas encore son ambition de briguer un troisième mandat – ce qu’interdit la Constitution dans sa forme actuelle –, ce n’est pas au nom du respect d’une loi fondamentale qu’il jugeait intouchable lorsqu’il était opposant. Mercredi 6 mai, lors d’une conférence de presse, le chef de l’Etat congolais a clairement laissé entrevoir sa volonté de s’accrocher au pouvoir. Le scénario esquissé consisterait à enjamber la Constitution de 2006, dont l’article 220 établit que le « nombre et la durée des mandats », soit deux quinquennats, « ne peuvent faire l’objet d’aucune révision constitutionnelle ». Les partisans de Félix Tshisekedi s’emploient à diffuser l’idée que le texte est obsolète et reflète mal les équilibres territoriaux de ce pays-continent – le quatrième plus peuplé d’Afrique (110 millions d’habitants), grand comme 3,5 fois la France. Selon une technique déjà éprouvée dans d’autres pays d’Afrique ces dernières années, une révision constitutionnelle permettrait de remettre à zéro le compteur des mandats présidentiels. La réforme ne serait alors qu’un prétexte pour réaliser ce que l’opposant Olivier Kamitatu dénonce comme un « braquage constitutionnel ». Il vous reste 74.38% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.





