En prison, des concerts et des ateliers de rap jugés inutiles
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Fred Musa, Fabien Guizonne et le comédien Moussa Mansaly, à la sortie d’un atelier radio à la prison de Nanterre, en avril 2022. COLLECTION PERSONNELLE L’organisation de concerts de rap en prison était devenue pour lui un exercice bien rodé. Avec dix-sept ans d’expérience dans le domaine, Mouloud Mansouri, directeur de l’association Fu-Jo, savait tout : ce que chaque artiste et technicien invité par ses soins devait laisser à l’entrée, les conseils pour les préparer à leur intervention, ce qu’il faut dire ou ne pas dire, comment agir devant les détenus et comment travailler avec les surveillants. Mais, depuis un an, plus de concerts. A la place, cet ambassadeur du rap en prison a dû s’habituer à la salle d’attente du ministère de la justice. Pour défendre l’utilité de ses ateliers d’écriture, de ceux de musique assistée par ordinateur, il se rendra pour la deuxième fois place Vendôme, le 22 mai. Son association, qui œuvre surtout dans les prisons du sud de la France – Toulon, Nice, Marseille et Luynes (Bouches-du-Rhône) –, a vu sa convention signée il y a dix ans annulée par la nouvelle direction interrégionale (DI) des services pénitentiaires de Sud-Est - Marseille. Dans un courrier reçu le 8 avril, le directeur par intérim le remercie d’abord chaleureusement pour les « actions de grande ampleur menées depuis toutes ces années », mais lui annonce aussi que la politique nationale pour encadrer les activités en prison avait changé. Il vous reste 87.67% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.





