En Espagne, la gratuité de deux autoroutes s’est traduite par une explosion du trafic de poids lourds et une dégradation du réseau routier
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Sur l’autoroute AP-7, après le débordement d’un cours d’eau à la suite de pluies torrentielles, près de Freginals, en Espagne, le 13 octobre 2025. JOSEP LAGO/AFP Voilà un exemple qui pourrait faire réfléchir en France, où les concessions autoroutières doivent prendre fin entre 2031 et 2036. De l’autre côté des Pyrénées, deux axes autoroutiers sont revenus dans le giron public en août 2021, à l’expiration des contrats de concession dont jouissait l’opérateur Abertis. Sur l’autoroute du Nord-Est (AP-2), qui relie Saragosse à Barcelone, et sur l’autoroute de la Méditerranée (AP-7), qui s’étend de la frontière française, au Perthus (Pyrénées-Orientales), jusqu’en Andalousie, les barrières de péage ont été démontées. Certains, aujourd’hui, s’en mordent les doigts. Du fait de la gratuité, la fréquentation s’est envolée, notamment en Catalogne et dans la région d’Alicante. Sur certains tronçons, le trafic automobile a bondi de 40 % et celui des poids lourds de 80 %, avec des pointes, du côté de Tarragone, à 108 000 véhicules par jour. Ce phénomène a entraîné une forte hausse de la sinistralité. Le nombre d’accidents avec blessés a bondi de 28 %, avec, dans quatre cas sur dix, l’implication d’un camion. « A court terme, ce qui se passe sur l’AP-7 n’a pas de solution », s’inquiète Josep Mateu, président du RACC, le Club automobile royal de Catalogne. La principale autoroute catalane est saturée de 7 heures à 20 heures, d’après ce responsable, qui s’étonne que le passage à la gratuité ait été effectué « sans qu’aucune solution n’ait été envisagée ». Il vous reste 61.51% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.



