Drogues de synthèse : le bilan étonnant des faux sites de vente en ligne, créés dans un but de prévention
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Capture d’écran d’une page proposant faussement à la vente un cannabinoïde synthétique, sur le site MyGrams, créé par l’association PlaySafe pour sensibiliser aux risques de l’usage de drogues de synthèse. MYGRAMS.EU Pour 50 grammes de 5AB Fubinaca, le cannabinoïde synthétique le plus répandu, compter 260 euros TTC sur le site MyGrams. Sur ShopGBL, le flacon de 500 millilitres de GBL (gamma-butyrolactone), un « agent de soumission chimique », selon l’Association Addictions France, se négocie à 45,50 euros. Deux clics, les produits sont déposés dans le panier de ces sites Internet, il suffit de renseigner son adresse postale pour passer au paiement. Mais, au lieu d’une confirmation de commande, un message s’affiche sur l’écran : « Ceci n’est pas un site d’achat. Il s’agit d’un site d’achat factice pour la prévention, dédié à la réduction des risques. » La page vers laquelle est redirigé le « client » met en lumière les « avantages perçus » du recours à ce genre de site (« livraison rapide et ressentie comme anonyme », « pas de deal de rue », des « échantillons gratuits ») et ses risques, appuyés par des faits constatés par le centre d’addictovigilance de Paris (« tromperie sur les produits avec des effets inattendus, risque de surdosage lié à la variation de la pureté »). Une sorte de canular pour la bonne cause ? Plutôt une démarche aux confins de la prévention et de l’expérience en marketing social, à l’initiative de PlaySafe, une association parisienne dévolue à « la réduction des risques en milieu festif », qui a lancé quatre sites plus vrais que nature entre septembre 2019 et février 2022 en se posant la question : « Que fait-on avant que les gens ne consomment ? » Il vous reste 74.05% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.





