« Die My Love » : un couple fragilisé par une dépression post-partum
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Jennifer Lawrence et Robert Pattinson dans « Die My Love », de Lynne Ramsay. KIMBERLEY FRENCH/MUBI L’AVIS DU « MONDE » – À VOIR Certains films sont habillés d’une lumière singulière. Celle des scènes de nuit de Die My Love, le nouveau long-métrage de la réalisatrice britannique Lynne Ramsay, tournées en plein jour, ont une drôle de pâleur bleue. Inspirée des cyanotypes, une technique photographique née au XIXe siècle que l’on retrouve notamment dans le travail d’Edward Steichen (1879-1973), cette lumière donne un aspect presque irréel à ces séquences, à la frontière du rêve et de la réalité. Tout dans Die My Love, grand labyrinthe d’images filmé sur pellicule Ektachrome qui tend à saturer les couleurs, participe de cette atmosphère artificielle, comme si le monde intérieur trouble de Grace (Jennifer Lawrence) prenait peu à peu possession de l’extérieur. Se détournant d’une logique linéaire, la narration invente d’ailleurs sa propre chronologie, ajoutant à la confusion du spectateur sur ce qu’il voit. Tout le film navigue dans une sorte de flou fantomatique où l’on doute par moments de la réalité de ce qu’on voit. C’est la sensation qui prime, dans une logique proche de la rêverie. Il vous reste 76.35% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.



