Derrière l’ébullition dans le secteur des drones militaires en France, une montée en puissance incertaine
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Un drone ukrainien Raybird, équipé de la technologie d’intelligence artificielle d’Harmattan AI, à Villacoublay (Yvelines), le 17 novembre 2025. ELIOT BLONDET/ABACA Jeune (26 ans) et doué en mathématiques (admis à Polytechnique en 2020, il quitte l’X un an plus tard pour l’Ecole normale supérieure de la rue d’Ulm à Paris, avant d’enchaîner un master au Massachusetts Institute of Technology), Mouad M’Ghari est la figure de la nouvelle industrie française des drones de défense. Son entreprise, Harmattan AI, créée en avril 2024, est devenue la première « licorne » (start-up valant plus d’1 milliard de dollars) des technologies militaires, à l’occasion d’une levée de fonds de 200 millions de dollars (environ 170 millions d’euros) réalisée, en janvier, auprès de plusieurs investisseurs, dont Dassault Aviation, le fabricant du Rafale. Ces millions d’euros serviront, notamment, à industrialiser la fabrication des drones. Jusqu’à présent, la start-up assemblait ses appareils dans un atelier situé au fond de la cour d’un immeuble du 2e arrondissement de Paris. Depuis février, elle a pris possession d’un bâtiment à Wissous (Essonne) où elle pourra produire jusqu’à 10 000 drones par mois, ce qui en fera la plus grande usine de ce type en France et le symbole des ambitions du gouvernement dans ce domaine. Le site doit être inauguré dans les prochaines semaines par Sébastien Lecornu, le premier ministre, et Catherine Vautrin, la ministre des armées. Il vous reste 79.07% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.



