Dépression, téléphone coupé, soulagement… l’inégal retour à une vie « normale » des maires battus aux municipales
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YvelinesDépression, téléphone coupé, soulagement… l’inégal retour à une vie « normale » des maires battus aux municipalesCes « amateurs de la politique » retrouvent le plaisir d’un quotidien simple, loin des contraintes permanentes et du poids des responsabilités. Mais chez certains, la déprime n’est pas loin. Nous avons échangé avec plusieurs d’entre eux, dans les Yvelines.Par Mehdi Gherdane et Virginie Wéber Le 14 mai 2026 à 08h21Magny-les-Hameaux (Yvelines), le 13 mai 2026. L'ancien maire de 49 ans, Bertrand Houillon (DVG), profite d'avoir plus de plus de temps à lui pour s'adonner à la cuisine et partir à l'aventure sur l'un des chemins de Compostelle. DRRéagirEnregistrerPartagerIls avaient beau être prévenus, savoir que leur poste n’autorisait guère d’espoir de longévité, qu’ils seraient vite oubliés, que leur mandat ne ressemblait finalement qu’à un long CDD, le réveil est brutal.Plus d’un mois après les élections municipales, de nombreux ex-maires peinent à se replonger dans leur quotidien « d’avant », dans la routine linéaire des journées sans surprises qui tranchent avec les heures trépidantes de leur mandat.C’est notamment le cas de ceux qui ont eu à diriger de petites villes, gros bourgs où l’édile sait tout, fait tout et demeure l’interlocuteur incontournable des administrés et des institutions.À l’ennui qui, parfois, guette, il faut ajouter la défaite, forcément injuste, et vécue dans la solitude. « Merci pour votre appel mais je n’ai pas envie de parler, confie une ancienne maire des Yvelines. J’ai envie d’être tranquille, je ne veux plus être médiatisée, j’ai vraiment besoin de faire redescendre la pression. »Des défaites parfois mal vécuesUn autre a coupé son téléphone, victime, selon ses proches « d’une petite dépression » : « Il n’a pas compris ce qui lui arrivait. Il s’est tant sacrifié pour sa ville qu’il se sent victime d’une injustice ». Jean-Marc Pommier (divers gauche), qui a dirigé Bonnières-sur-Seine pendant trente-et-un ans, ne répond plus...





