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De la perte osseuse à la vue trouble : comment le voyage spatial affecte le corps humain

تكنولوجيا
Euronews FR
2026/04/11 - 06:00 501 مشاهدة
L'équipage de la mission spatiale Artemis II est revenu sur Terre après avoir parcouru 406 771 kilomètres jusqu'à la face cachée de la Lune, soit la plus grande distance jamais atteinte par des êtres humains dans l'espace.Des spécialistes cherchent à mieux comprendre l'impact de ce type de voyage sur le corps humain, alors que les missions spatiales deviennent plus fréquentes et plus longues, et que les risques pour la santé dépassent largement tout ce que l'on connaît sur Terre.La NASA a identifié cinq grands dangers liés aux vols spatiaux : les radiations, l'isolement et le confinement, l'éloignement de la Terre, la gravité ou son absence, ainsi que les environnements fermés ou hostiles. Comment le corps change-t-il dans l'espace ?Il s'avère que le corps humain n'est pas fait pour l'espace.Les variations de gravité, ou son absence prolongée, peuvent réduire la densité osseuse, modifier la répartition des fluides dans le cerveau et altérer le fonctionnement du cœur.Les passages d'un niveau de gravité à un autre peuvent même provoquer le mal des transports et désorienter les astronautes.Selon de récents points d'information de la NASA, trouver des moyens d'améliorer les capacités humaines face à ces problèmes est une priorité majeure pour les futures missions vers la Lune et Mars. La faible gravité peut également modifier le cœur et les vaisseaux sanguins, avec une gravité des effets qui dépend de la durée du voyage et s'accentue lors des missions longues. Ces perturbations du système cardiovasculaire peuvent entraîner des caillots sanguins, des arythmies cardiaques et une tension artérielle trop basse. D'après la NASA, les os perdent entre 1 % et 1,5 % de leur densité chaque mois au cours d'une mission de quatre à six mois.Parallèlement, une apesanteur prolongée entraîne des déplacements des fluides corporels susceptibles d'affecter la vision et la pression intracrânienne, un phénomène connu sous le nom de syndrome neuro-oculaire associé aux vols spatiaux.Changements d'habitudes et d'horaires Dans l'espace, le temps et les emplois du temps ne s'organisent pas comme sur Terre. Les astronautes sont soumis à des cycles jour-nuit irréguliers qui peuvent perturber leur sommeil et leur rythme circadien. À bord de la Station spatiale internationale, par exemple, ils assistent à 16 levers et couchers de soleil par jour, ce qui influe sur la qualité de leur sommeil.  D'autres changements dans leur routine quotidienne concernent les repas et le type d'aliments disponibles pendant une mission spatiale. Les astronautes n'ont pas besoin des mêmes quantités ni des mêmes types de nutriments que sur Terre. Des études menées lors de précédentes missions ont mis en évidence des cas où les membres d'équipage ne consommaient pas assez d'énergie, de liquides, de calcium ou de sodium. La nutrition en milieu spatial doit donc remplir un double objectif : fournir suffisamment d'énergie aux astronautes tout en apportant les nutriments nécessaires pour contrer les effets néfastes des vols spatiaux. Les scientifiques de la NASA veillent à ce que les repas soient acceptables, sûrs, nutritifs, à longue conservation, faciles à préparer et suffisamment variés pour éviter la lassitude alimentaire. Un défi pour la santé mentale Au-delà de son impact physique, le vol spatial influe aussi sur l'humeur et la santé mentale des astronautes. L'isolement, le confinement, l'éloignement de la Terre et un niveau de stress élevé peuvent tous augmenter le risque d'anxiété, de dépression et de baisse de moral. Selon la NASA, les recherches en cours sur les moyens de préserver la santé psychologique des équipages sont essentielles à la réussite et à la sécurité des futures missions. Parmi les mesures encouragées par les agences spatiales pour soutenir la santé mentale figurent la tenue d'un journal, l'exercice physique quotidien, l'écoute de musique ou encore le fait d'écrire à ses proches. Que se passe-t-il si un astronaute tombe malade dans l'espace ?Face à tous ces risques sanitaires, comment l'équipage gère-t-il la maladie pendant une mission spatiale ?La NASA rappelle que, quelle que soit la durée ou les objectifs de la mission, tout vol habité nécessite un certain niveau de prise en charge médicale à bord.Pour limiter toutefois les besoins de soins en vol, l'agence mise sur la prévention, avec par exemple des compléments vitaminiques, des bilans de santé complets et une quarantaine de 14 jours avant le décollage. En fonction des pathologies les plus fréquemment anticipées, la NASA adapte les ressources médicales embarquées afin que les incidents de santé les plus probables ou les plus graves puissent être pris en charge efficacement. La plupart des affections peuvent être traitées de manière comparable à la Terre. Mais les contraintes de traitement conduisent à privilégier les médicaments à usages multiples et aux effets secondaires limités. 
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