Dans « Truly Naked », la cinéaste Muriel d’Ansembourg explore les limites de l’acceptable dans l’industrie du X
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Alessa Savage (Lizzie) et Caolan O’Gorman (Alec) dans « Truly Naked », de Muriel d’Ansembourg. KRIS DEWITTE/SHELLAC L’AVIS DU « MONDE » – À VOIR Les premières images de Truly Naked, de la Néerlandaise Muriel d’Ansembourg, ressemblent au générique sensuel d’un James Bond, qui pourrait avoir pour titre Golden Body. Un corps féminin, enduit de peinture dorée, emplit l’écran. On suit délicatement le trajet d’une éponge entre les seins, sur le ventre, comme si une main experte prenait soin d’une sculpture. L’instant d’après, changement de décor, on entre dans l’univers du porno : la « statue dorée » est en fait une jeune actrice qui chevauche son partenaire d’âge mûr, selon une chorégraphie bien rodée. Le rapport frénétique est filmé selon les codes habituels, lumière froide et plans de coupe efficaces, pour ne rater aucune étape. Puis, « coupez » ! Les deux acteurs, Lizzie (Alessa Savage, actrice porno) et Dylan (Andrew Howard, habitué aux rôles de durs dans des séries et films d’action), se prennent dans les bras et débriefent la scène : « Super, l’idée de la peinture dorée ! », se réjouit le quinquagénaire, qui imagine le buzz que va générer la vidéo sur les plateformes. L’adolescent qui tient la caméra, prénommé Alec (Caolan O’Gorman), n’est autre que son fils. Il vous reste 77.49% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.





