Dans « Toute l’infortune du monde », Thomas Bronnec imagine la France chaotique de 2029, prise en tenailles entre les Etats-Unis et la Russie
✨ AI Summary
🔊 جاري الاستماع
Un drone Shahed de récupération (ici à Kiev, en 2024). EVGENIY MALOLETKA/AP « Toute l’infortune du monde », de Thomas Bronnec, Gallimard, « Série noire », 440 p., 20 €, numérique 15 €. Vous aimez l’année 2026, ses guerres, ses drones meurtriers, ses obscures ingérences étrangères ? Vous adorerez 2029, dans la version qu’en propose Toute l’infortune du monde. La même violence, les mêmes conflits, en plus aigus encore. Le même dictateur russe va-t-en-guerre, flanqué d’un président américain toujours plus imprévisible, et de dirigeants français englués dans leurs querelles politiciennes… Après l’Ukraine, le Groenland et la Moldavie ont été envahis à leur tour. Le nouveau thriller de Thomas Bronnec offre des temps actuels une transposition sombre, âcre, tendue à l’extrême. Une vision d’autant plus saisissante qu’elle paraît totalement crédible et qu’elle est décrite en détail, en partant du plus intime. Par exemple, dans les premières lignes, d’un petit bout de peau qu’un Français retenu depuis des mois dans les geôles russes s’arrache avec les dents. Ou, un peu plus loin, des paupières lourdes et douloureuses d’Emilie Cornelly, la présidente de la République, une sorte d’Emmanuel Macron au féminin. Elle n’arrive plus à dormir. La situation est si pesante. Il vous reste 65.1% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.





