Dans les criées de Méditerranée, des poissons trop petits toujours commercialisés malgré l’interdiction
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Tri du poisson à la criée de Sète (Hérault), le 18 mars 2021. MAXIME GRUSS/HANS LUCAS Ils ne devraient pas être sortis de l’eau, ni vendus. Des données analysées par Le Monde suggèrent la présence persistante de poissons se situant sous la taille minimale de commercialisation dans les criées méditerranéennes françaises. La réglementation interdit en effet d’exploiter des individus trop petits. Les minima, qui varient selon les espèces, visent à protéger les juvéniles, qui n’ont pas encore pu se reproduire. Pourtant, près de 14 % des quelque 9 500 merlus mesurés en 2024 par des observateurs indépendants dans les halles à marée bordant la Grande Bleue ne mesuraient pas les 20 centimètres requis, selon des relevés publiés par l’Institut français de recherche pour l’exploitation de la mer (Ifremer) dans un rapport de février 2026. L’organisme scientifique a fourni au Monde ces résultats produits dans le cadre du programme d’observation des ventes ObsVentes, issu d’obligations européennes. Il se dit « plutôt confiant » sur la qualité des informations collectées en Méditerranée. L’analyse effectuée par Le Monde montre que, durant la période 2018-2024, les commercialisations « sous taille » ne paraissent pas s’être cantonnées à la population de merlus du golfe du Lion, qui est considérée comme « effondrée ». Les échantillonnages d’ObsVentes signalent, par exemple, des débarquements de petits chinchards, dans des proportions variables selon les criées et les années. Ils donnent aussi à voir, pour plusieurs espèces, comme le rouget de vase, une diminution importante des mesures d’individus non conformes. Mais pour le très emblématique merlu, les pourcentages de poissons sous le seuil minimal semblent rester relativement importantes. Il vous reste 79.8% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.





