Crise de l’apprentissage : chez Alméa, « on ne laissera aucun gamin sans formation »
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En région,AubeCrise de l’apprentissage : chez Alméa, « on ne laissera aucun gamin sans formation » Avec 2,2 millions d’euros de déficit pour 2025, l’association annonce un plan de redressement qui menace certains de ses 15 sites.Par Jonathan Sottas Le 16 avril 2026 à 08h57Face aux difficultés, Alméa Formations prévoit notamment de fermer sa formation en maintenance de vélos à Pont-Sainte-Marie (Aube), « une filière non rentable, avec des débouchés minimes »./LP/Jonathan SottasRéagirEnregistrerPartagerPrésente dans l’Aube, la Marne, en Haute-Marne, dans les Ardennes et l’Aisne, l’association Alméa, fondée et gérée par les chambres de commerce et chambres de métiers de ces territoires, n’est pas la première et ne sera pas la dernière à être confrontée aux difficultés actuelles du secteur de l’apprentissage et de la formation professionnelle. « À l’époque de la loi Avenir Professionnel de 2018, voulue par le président Macron, il y avait entre 300 et 400 centres de formations en France, se souvient Georges Bell, 1er vice-président d’Alméa. Suite à la promulgation de la loi, il y a eu la création de centres de formation en tout genre, sans réelles compétences et organisation, mais par contre avec des aides financières pour atteindre l’objectif d’1 million de contrats d’apprentissage. »Un budget de 30 millions d’euros, près de 350 salariés et 5 000 stagiairesEn passant de 400 000 en 2018 à près de 847 000 contrats en 2026, l’objectif est presque atteint. Mais l’environnement économique a changé et les caisses de France Compétence sont vides. Cet organisme chargé de gérer le financement et la régulation du secteur de l’apprentissage et de la formation professionnelle en France cumule aujourd’hui 12 milliards d’euros de déficit. « Avec un déficit d’État de plus de 3 000 milliards, il faut trouver de l’argent partout. De fait, les niveaux de prises en charge par l’État du contrat d’apprentissage ont été revus à la baisse sans concertation », souffle Georges Bell.Un coup dur...


