Chez les rats-taupes nus, la succession entre deux reines peut aussi être pacifique
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Un groupe de rats-taupes nus (« Heterocephalus glaber ») dans une galerie. KONRAD WOTHE/MINDEN PICTURES/BIOSPHOTO Le rat-taupe nu ne laisse personne indifférent. Au premier regard, le rongeur des sous-sols révulse toute personne normalement constituée, avec sa peau rose translucide et dépourvue de poils, ses mâchoires surpuissantes, ses incisives proéminentes, ses petits yeux révulsés et ses oreilles presque invisibles, qu’il peut boucher à l’envi pour éviter que la terre n’y pénètre. Mais ceux qui se penchent un peu plus sérieusement dessus se relèvent fascinés. D’abord, il y a cette adaptation unique à la vie souterraine. Pratiquement aveugle, le rongeur d’Afrique de l’Est a développé une ouïe fine et surtout une capacité à percevoir les vibrations du sol tout à fait impressionnante. Quant à son corps, des pattes aux dents et jusqu’au cerveau, il est essentiellement orienté vers son activité principale : creuser. Creuser des galeries interminables sur des kilomètres. Creuser des chambres dans lesquelles les colonies se répartissent. Creuser et survivre. Car, parmi les mammifères, dont la durée de vie est plus ou moins proportionnelle au poids, les rats-taupes nus se distinguent. Trente ans pour quelques centaines de grammes, qui dit mieux ? Personne, si ce n’est quelques espèces de chauves-souris. Leur secret ? Pas de cancer ni de maladie métabolique ou neurodégénérative, pas même de signe de vieillissement. Pas de signes inflammatoires ni de sensation de la douleur, non plus. De quoi faire saliver médecins et biologistes. Il vous reste 62.22% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.



