«Cheval de Troie du RN», «accusations graves» : le président de la commission sur l’audiovisuel public règle ses comptes avec Charles Alloncle
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«Cheval de Troie du RN», «accusations graves» : le président de la commission sur l’audiovisuel public règle ses comptes avec Charles Alloncle Par Chloé Costecalde Le 28 avril 2026 à 11h59 Suivre Sujets commission d'enquête Audiovisuel public Lire dans l’app Sauvegarder Nouvelle fonctionnalité ! Avec votre compte, vous pouvez désormais sauvegarder des articles pour les lire plus tard sur tous vos appareils. Sauvegarder Fermer Sauvegarder un article Pour sauvegarder un article vous devez être connecté, vous pourrez ainsi les consulter sur tous vos appareils. Créer un compte Se connecter Copier le lien Lien copié Mail Facebook X Linkedin Messenger WhatsApp «Je combats l’extrême droite maintenant plus que jamais», a affirmé Jérémie Patrier-Leitus. Sarah Meyssonnier / REUTERS Au lendemain du vote du rapport de Charles Alloncle, Jérémie Patrier-Leitus a fustigé que le député ciottiste n’ait «pas dit clairement son objectif politique» derrière cette commission d’enquête, qui est, selon lui, la privatisation de l’audiovisuel public. Passer la publicité Passer la publicité Publicité Au lendemain du vote sous tension, par les députés de la commission d’enquête sur l’audiovisuel public, du rapport de Charles Alloncle, le président de l’instance, Jérémie Patrier-Leitus, règle ses comptes avec son collègue UDR. Si l’élu Horizons a voté le rapport, il assume ses profonds désaccords avec le député ciottiste. «Je l’ai voté. J’ai été le seul à le dire avant d’avoir lu le rapport. J’ai combattu ses méthodes», a-t-il affirmé ce mardi sur France Inter, contredisant les propos d’Aurélien Saintoul (LFI), qui avait affirmé que Jérémie Patrier-Leitus avait changé d’avis sur son vote à la dernière minute. Il a également rappelé qu’il avait suspendu les travaux de la commission d’enquête fin décembre, soulignant qu’il s’agissait de la «première fois qu’un président d’une commission d’enquête suspend les auditions». Une décision nécessaire selon lui, quand la commission «se transformait en tribunal politique». Même si le député centriste reconnaît avoir parfois perdu son sang-froid et avoir pu «alimenter cette politique spectacle». Passer la publicité Publicité Sur France Inter, le président de la commission d’enquête s’en est pris frontalement à Charles Alloncle, assumant «un différend» avec lui. Il a dénoncé les «accusations graves» et les «insinuations» que le député UDR porte dans son rapport, «contre la présidente de l’Assemblée nationale», «contre moi», «contre les dirigeants de l’audiovisuel public». «Je combats l’extrême droite maintenant plus que jamais», a-t-il affirmé, ajoutant : «Je refuserai toujours d’utiliser leurs méthodes. La censure, je leur laisse.» À lire aussi Commission d’enquête sur l’audiovisuel public : quel avenir pour le rapport de Charles Alloncle, désormais voté ? «Charles Alloncle n’a pas dit clairement son objectif politique» Selon Jérémie Patrier-Leitus, «Charles Alloncle n’a pas dit clairement son objectif politique» derrière cette commission d’enquête. L’élu du Calvados est même allé jusqu’à se demander si Charles Alloncle n’était pas «le cheval de Troie du Rassemblement national» en faveur d’«une privatisation de l’audiovisuel public». «Est-ce qu’il a agi par consigne ou par commande ?», s’est interrogé Jérémie Patrier-Leitus, avant de revenir sur les questions que le rapporteur a admis avoir reçu de la part du groupe Lagardère, contrôlé par Vincent Bolloré. «Était-il réellement impartial ?», a-t-il questionné, avant d’indiquer ne pas avoir «de preuves». Que Charles Alloncle «assume son objectif politique», a poursuivi Jérémie Patrier-Leitus. «Quand on baisse d’un milliard d’euros, soit 25%, les financements de l’audiovisuel public, on souhaite affaiblir l’audiovisuel public», a-t-il dénoncé. Sur le fond, le président de la commission d’enquête a tenté de reprendre la main. Oui, l’instance a mis en évidence «des dysfonctionnements et des manquements», dans la lignée de la Cour des comptes. Mais non, insiste-t-il, «la commission n’a pas mis en lumière un système mafieux». «Je pensais que le rapport serait l’occasion de prendre de la hauteur de vue», a-t-il regretté. Le député du parti d’Édouard Philippe appelle, lui, à «fusion de l’audiovisuel public». «Face à la concurrence des plateformes et aux réseaux sociaux, je pense que l’audiovisuel doit rassembler ses forces», a-t-il estimé, ajoutant : «Je souhaite que l’audiovisuel public soit puisant, souverain, indépendant.»





