Carburants : Lecornu appelle TotalEnergies à «redistribuer d’une manière ou d’une autre» ses éventuels profits «exceptionnels»
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Carburants : Lecornu appelle TotalEnergies à «redistribuer d’une manière ou d’une autre» ses éventuels profits «exceptionnels» Par Wladimir Garcin-Berson Le 29 avril 2026 à 16h18 Suivre Sujets Sébastien Lecornu TotalEnergies Carburants Lire dans l’app Sauvegarder Nouvelle fonctionnalité ! Avec votre compte, vous pouvez désormais sauvegarder des articles pour les lire plus tard sur tous vos appareils. Sauvegarder Fermer Sauvegarder un article Pour sauvegarder un article vous devez être connecté, vous pourrez ainsi les consulter sur tous vos appareils. Créer un compte Se connecter Copier le lien Lien copié Mail Facebook X Linkedin Messenger WhatsApp «Il faut bien que TotalEnergies se positionne, d’une manière ou d’une autre, sur une manière de redistribuer, et potentiellement de la manière la plus efficace et rapide qui soit», a déclaré le premier ministre ce mercredi devant les sénateurs. Passer la publicité Passer la publicité Publicité Sébastien Lecornu hausse le ton face à la flambée des prix à la pompe. S’exprimant face aux sénateurs lors des questions au gouvernement ce mercredi, le premier ministre est revenu sur les profits massifs réalisés au premier trimestre par le géant tricolore TotalEnergies, grâce, notamment, à la hausse du pétrole et du gaz depuis le début de la guerre au Moyen-Orient. «Qui profite de tout ce qui se passe ?», s’est interrogé Sébastien Lecornu, en répondant à une question du sénateur socialiste Patrick Kanner. L’État ? Non, a-t-il affirmé, dénonçant la «suspicion» selon laquelle il s’enrichirait grâce aux taxes. La «cagnotte du début de cette guerre», obtenue grâce au surplus fiscal, a atteint «170 millions d’euros», a précisé le chef du gouvernement. Elle reste donc limitée, notamment car les pouvoirs publics dépensent pour mettre en place «des mécanismes d’aide directe» aux publics touchés, a-t-il défendu. Passer la publicité Publicité Parallèlement, les raffineurs, comme TotalEnergies, sont aussi pointés du doigt, à l’instar des distributeurs, comme Michel-Édouard Leclerc. S’il s’est dit opposé au «Total bashing», le premier ministre a estimé que «s’il y a des résultats exceptionnels, cela pose la question d’une redistribution qui pourrait être à due proportion ou pas». «Il faut bien que TotalEnergies se positionne, d’une manière ou d’une autre, sur une manière de redistribuer, et potentiellement de la manière la plus efficace et rapide qui soit», a-t-il ajouté. Rappelant, au passage, que le géant pétrolier avait plafonné les prix ces dernières semaines, pour protéger les consommateurs. Une politique qui a conduit à un afflux important d’automobilistes dans ses stations-service. À lire aussi Carburants: la hausse de production demandée aux raffineurs peut-elle vraiment faire baisser les prix à la pompe ? «Profiteur de guerre» Cette prise de parole intervient alors que TotalEnergies a dévoilé, ce mercredi matin, un bénéfice de 5,8 milliards d’euros au premier trimestre, en hausse de 50% sur un an. La firme tricolore en profitera pour augmenter le dividende versé à ses actionnaires de 5,9%, la «plus forte croissance de dividende parmi les majors pétrolières». De quoi relancer le sempiternel débat sur la taxation des «superprofits» et des marges de l’entreprise. «Quand la macronie va-t-elle cesser de prendre le peuple pour une vache à lait au bénéfice de BlackRock et des actionnaires de Total ?», s’est insurgé dans la foulée l’Insoumis Manuel Bompard, quand d’autres élus ont qualifié le groupe de «profiteur de guerre». Plus largement, le premier ministre a rappelé la nécessité de limiter la dépendance de l’Hexagone aux produits énergétiques issus de l’étranger, comme il l’avait déjà fait lors de la présentation de son plan visant à électrifier la France. «C’est une crise des prix, d’une inflation importée [...], de la circulation maritime», a rappelé Sébastien Lecornu. L’échec des négociations entre Israël, les États-Unis et l’Iran «s’impose à nous et malheureusement, nous payons notre dépendance aux hydrocarbures», a-t-il ajouté. Le consommateur le voit chaque fois qu’il fait son plein d’essence.



