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Blocus du détroit d'Ormuz : une nouvelle volte-face qui pourrait coûter cher à Donald Trump

سياسة
L'Express
2026/04/13 - 18:28 501 مشاهدة

La journaliste vedette de Fox News, une chaîne qui n’a pas l’habitude d’égratigner Donald Trump, n’a pas pu s’empêcher d’écarquiller les yeux lorsqu’elle a entendu le président américain s’égarer sur un sujet aussi sensible pour les consommateurs. Alors qu’elle lui demande, le 12 avril, si les prix du carburant et du gaz, en hausse spectaculaire depuis le début de la guerre lancée par les Etats-unis contre l’Iran, baisseront d’ici aux élections de mi-mandat, en novembre, celui-ci répond évasivement qu’il l’espère, mais qu’ils "pourraient être au même niveau, ou peut-être un peu plus élevés".

A l’image de ses prévisions dans le domaine énergétique, la stratégie de Donald Trump face à Téhéran est de plus en plus illisible. Plus de six semaines après le début du conflit, il donne un sentiment d’improvisation permanente qui se retourne contre lui. La séquence récente est particulièrement erratique. Après avoir menacé d’anéantir la civilisation iranienne, Trump annonce un cessez-le-feu de deux semaines, lance des négociations sur la base d'exigences maximalistes - avec des Iraniens tout aussi intransigeants -, puis les interrompt après seulement 21 heures de discussion.

Pas d'amélioration pour les exportations de pétrole

Et voilà à présent qu’il décide d'activer un blocus à haut risque des ports iraniens et du détroit d’Ormuz. Pas question selon lui de laisser Téhéran choisir quels navires peuvent l’emprunter. Problème, cette opération risque d’être extrêmement délicate à mettre en œuvre. Pire, l'initiative risque d’accélérer encore les perturbations économiques et la hausse des tarifs à la pompe (près de 40 % pour l’essence depuis le début du conflit). "Non seulement le blocus n’améliore pas la situation concernant les exportations de pétrole produit dans la région, mais il peut même l’aggraver. Et cela aura aussi inévitablement un impact négatif sur l’économie mondiale et sur les marchés boursiers", déplore Basil Germond, professeur de sécurité internationale.

Un tel blocus - si Donald Trump ne change pas d’avis et s'il est effectif - porterait cependant un puissant coup aux finances iraniennes déjà mal en point. Selon Miad Malek, chercheur à la Foundation for Defense of Democracies (FDD), il pourrait coûter environ 435 millions de dollars par jour à la République islamique. Mais pour que le plan de Trump fonctionne, il faut le prolonger dans la durée. Or la pression de la communauté internationale pour le rouvrir est aujourd’hui forte sur les épaules du locataire de la Maison-Blanche.

Sur le plan stratégique, l’Iran est certes affaibli par l’offensive israélo-américaine, mais le régime, qui a adopté une ligne dure, fait mieux que résister. Surtout, le conflit lui a fait prendre conscience des nouveaux moyens de pression dont il dispose. A commencer par sa capacité à paralyser la circulation des tankers dans le détroit d’Ormuz et à mettre les pays du Golfe et l'Amérique sous tension, menaçant de frapper leurs infrastructures stratégiques.

L'impuissance de Donald Trump

De son côté, Trump n’a pour l’instant pas gagné grand-chose. Il commence même à payer cher cette guerre que ni les Américains ni les Européens ne souhaitaient. Son taux d’approbation ne cesse de chuter dans son pays (avec 37 % d’opinions favorables et 56 % défavorables au 5 avril, selon un sondage YouGov/The Economist). Parallèlement, l’image des Etats-Unis s’est considérablement dégradée à l'étranger. Dans plusieurs pays d’Europe, l’Amérique est désormais jugée plus menaçante que la Chine, d'après un sondage récent publié dans la revue Politico.

Feignant d'ignorer l'enjeu, il dit ne pas se préoccuper de savoir si l’Iran va retourner à la table des négociations, et laisse ainsi planer la menace d’une reprise des hostilités. Il aurait tort, pourtant, de continuer à sous-estimer son ennemi.

Signe de fébrilité, il s’en prend désormais au pape, qui a eu le tort à son goût de lui demander de renoncer à la guerre. Selon Trump, Léon XIV est "faible face à la criminalité et catastrophique en matière de politique étrangère". Sauf que la vérité n’échappe à aucun observateur : en insultant et en rabaissant la terre entière, le président américain démontre surtout sa propre impuissance.

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