Avec l’exposition « Prolongations », à l’Institut des cultures d’islam, à Paris, trois artistes femmes mettent le football à nu
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« Point de jonction, détail 1 » (2026), de M’barka Amor. MARC DOMAGE/M’BARKA AMOR/ADAGP PARIS Si présent dans l’actualité, la publicité et, parfois, la politique, le football l’est peu dans les arts visuels. Il y a quelques exceptions : Zidane, un portrait du XXIe siècle (2006), film de Douglas Gordon et Philippe Parreno, ou, à propos du même, la sculpture monumentale Coup de tête (2012), d’Adel Abdessemed. Quelques expositions aussi, dont « Par amour du jeu » en 2018 aux Magasins généraux de Pantin (Seine-Saint-Denis), à laquelle participaient un petit nombre de créatrices. Lire la critique (en 2018) : Article réservé à nos abonnés Exposition : le football saisi par les artistes Lire plus tard « Prolongations », à l’Institut des cultures d’islam à Paris, est donc peut-être la première exposition consacrée au football par une équipe artistique exclusivement féminine. Elle réunit M’barka Amor, Dalila Dalléas Bouzar et Ouassila Arras. Toutes trois d’origine algérienne, elles vivent et travaillent principalement en France et s’étaient déjà rencontrées, ce qui a incité M’barka Amor à vouloir les réunir autour de ce sujet pour le traiter sans complaisance. Cette exigence s’affiche dès l’entrée, où Ouassila Arras fixe au mur deux assiettes commémorant la participation de l’équipe d’Algérie à la Coupe du monde 1982. L’une est intacte, mais l’autre a été brisée, comme l’avait été alors la trajectoire de l’équipe algérienne, éliminée par ce qui ressemblait fort à un arrangement entre les équipes d’Allemagne de l’Ouest et d’Autriche, lors d’un match nul connu depuis comme le « match de la honte ». Il vous reste 69.19% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.





