Avec la guerre au Moyen-Orient, le retour en grâce du charbon
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Dans les mines de charbon à ciel ouvert de Bharat Coking Coal Limited (BCCL) à Dhanbad, dans l’Etat du Jharkhand, en Inde, le 5 avril 2026. YOUSUF SARFARAZ/ANADOLU VIA AFP La guerre au Moyen-Orient a bouleversé les marchés du pétrole et du gaz. Elle risque en même temps d’acter le retour en grâce du plus polluant des combustibles fossiles, le charbon. Une énergie perçue comme une solution de secours relativement bon marché et facilement accessible dans les pays menacés par un tarissement des livraisons de gaz naturel liquéfié (GNL) en provenance du golfe Arabo-Persique. Lire aussi | Guerre au Moyen-Orient : l’armée américaine à la recherche d’un de ses soldats dont l’avion a été abattu en Iran. Retrouvez les informations du 28 mars au 3 avril. Lire plus tard « C’est l’année du charbon. Il va revenir partout », prédit Anne-Sophie Corbeau, chercheuse au Center on Global Energy Policy de l’université Columbia, à New York. La tendance est déjà nette en Asie. Principale cliente du gaz du Qatar, la région s’inquiète d’une rupture des approvisionnements alors que plus aucune cargaison n’a franchi le détroit d’Ormuz depuis le début du conflit. Selon des données compilées par l’agence Bloomberg, les importations asiatiques de GNL ont enregistré en mars leur plus forte baisse (− 8,6 %) depuis plus de trois ans. « L’Asie n’a pas le choix, elle doit diminuer sa demande de gaz », estime Mme Corbeau. Pour éviter la panne électrique, de plus en plus de pays en appellent donc au charbon. Une énergie qui représente déjà plus de 50 % de la production d’électricité sur ce continent confronté à des besoins énergétiques massifs. Mais alors que de nombreux pays travaillaient à un calendrier de sortie, dans le cadre de plans de réduction des émissions de gaz à effet de serre, la priorité est désormais d’« assurer la sécurité énergétique immédiate », résume Alicia Garcia Herrero, cheffe économiste de la banque Natixis pour l’Asie-Pacifique. Il vous reste 73.3% de cet article à lire. La sui...





