Aux Etats-Unis, la nouvelle jeunesse du mah-jong, jeu ancestral chinois
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Des joueurs de mah-jong mangent tout en jouant lors de la soirée hebdomadaire organisée à la bibliothèque Martin Luther King Jr. Memorial à Washington, D.C., aux Etats-Unis, le 7 avril. CAROLINE GUTMAN POUR M LE MAGAZINE DU MONDE A 18 h 30, la soirée bat son plein et le cliquetis des tuiles de mah-jong emplit le hall de la grande bibliothèque Martin Luther King Jr de Washington. Débutants ou confirmés, adeptes du mah-jong américain, cantonais (de Hongkong) ou japonais (le riichi), ils sont plus d’une centaine à partager tous les mardis leur passion pour ce jeu de société d’origine chinoise dont le principe s’apparente au rami ; il se joue à quatre et son but est de former des combinaisons spécifiques de brelans pung ou de suites chows de tuiles en résine à l’effigie de bambous, cercles, caractères, vents, dragons, fleurs ou saisons. Autour de la trentaine de tables installées de manière aléatoire, beaucoup d’étudiants et de jeunes actifs, ravis de débrancher de leurs écrans de smartphone le temps d’une soirée. Certains ont des origines asiatiques et renouent avec une culture qu’ils avaient délaissée, d’autres sont venus profiter d’une soirée intergénérationnelle avec des voisins qu’ils n’auraient jamais croisés autrement. « Je suis devenue accro ! » Nombreux sont les habitués, comme Tee (les personnes citées par leur seul prénom n’ont pas souhaité donner leur nom de famille), 56 ans, bandana dans les cheveux, qui vient tous les mardis de College Park, à une demi-heure de métro. « Après vingt ans passés à m’occuper de mes enfants, j’ai décidé de reprendre mes études de droit. C’est en venant réviser à la bibliothèque au printemps 2025 que j’ai vu un soir les gens jouer et cela m’a donné envie d’apprendre. Je suis devenue accro ! », raconte-t-elle tout en gardant un œil sur sa partie. Il vous reste 72.31% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.



