Audiovisuel public : opposé à Charles Alloncle, le député Erwan Balanant compte produire «un contre-rapport»
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Audiovisuel public : opposé à Charles Alloncle, le député Erwan Balanant compte produire «un contre-rapport» Par Wladimir Garcin-Berson Le 28 avril 2026 à 09h28 Suivre Sujets audiovisuel Charles Alloncle Lire dans l’app Sauvegarder Nouvelle fonctionnalité ! Avec votre compte, vous pouvez désormais sauvegarder des articles pour les lire plus tard sur tous vos appareils. Sauvegarder Fermer Sauvegarder un article Pour sauvegarder un article vous devez être connecté, vous pourrez ainsi les consulter sur tous vos appareils. Créer un compte Se connecter Copier le lien Lien copié Mail Facebook X Linkedin Messenger WhatsApp Si le rapport avait été rejeté par les députés, «on aurait eu la machine à fantasme qui se serait mise en route, les cris d’orfraie de monsieur Alloncle, qui aurait crié au complot», a fustigé l’élu centriste. Passer la publicité Passer la publicité Publicité Ils ne décolèrent pas. Au lendemain du feu vert des députés de la commission d’enquête sur l’audiovisuel public à la publication du rapport de Charles Alloncle, certains élus demeurent vent debout contre le travail de leur collègue. À tel point qu’un «contre-rapport» pourrait voir le jour. À découvrir PODCAST - Écoutez le club Le Figaro Politique avec Yves Thréard Interrogé sur Franceinfo ce mardi matin, le député (Modem) Erwan Balanant, qui s’est abstenu durant le vote, a assumé sa position et ses critiques visant le rapporteur, proche d’Éric Ciotti. «On ne vote pas pour la publication mais pour ou contre le rapport», a-t-il rappelé, jugeant que le document final, «controversé», posait «beaucoup de questions sur la façon dont il a été mené et sur les conclusions» posées. Charles Alloncle «veut recréer l’ORTF», a fustigé Erwan Balanant, jugeant ces orientations «terribles pour la démocratie». Passer la publicité Publicité L’élu centriste a expliqué avoir privilégié l’abstention au vote contre afin que le rapport soit malgré tout publié, et que ce texte puisse être critiqué en connaissance de cause, ensuite. Sans cela, «on aurait eu la machine à fantasme qui se serait mise en route, les cris d’orfraie de monsieur Alloncle, qui aurait crié au complot», a fustigé Erwan Balanant, dénonçant une situation qui aurait été «malsaine pour la démocratie». Et d’enfoncer le clou : «Je ne voulais pas en faire une victime, il a déjà suffisamment fait la victime pendant tout ce temps». À lire aussi Commission d’enquête sur l’audiovisuel public : quel avenir pour le rapport de Charles Alloncle, désormais voté ? Une inimitié connue entre les deux élus Le député s’est aussi élevé contre les quelque 80 pistes avancées par Charles Alloncle dans son rapport. Il compte ainsi «expertiser» ces dernières, pour «démontrer que la plupart d’entre elles sont délétères pour le service public [...] et également notre démocratie». Ce travail ressemblera, en somme, à «un contre-rapport, évidemment pas aussi complet que le sien, [...] mais nous allons produire un document, un contre-document, qui va analyser ces propositions et analyser pourquoi elles sont délétères». En outre, ce travail devra aborder «tout ce qui n’a pas été abordé dans ce rapport», comme l’utilité de l’audiovisuel public, ou la manière de l’appuyer face aux GAFAM et à l’IA. Cette prise de parole intervient alors que la classe politique est profondément divisée sur le vote du rapport de Charles Alloncle, dont le ton, autant que les propositions, ont suscité la controverse. Si les représentants nationalistes ont salué cette décision, à gauche, l’amerture domine. De même, le bloc centriste et la droite sont profondément gênés : le patron du groupe Medem a par exemple jugé le document de «mauvais, à charge et sans aucune analyse objective», tout en estimant que sa publication permettrait de «le combattre». Du reste, la position d’Erwan Balanant sur le travail de Charles Alloncle est connue de longue date. Les deux élus se sont vertement opposés, lors des auditions de la commission d’enquête : fin février, le centriste avait lancé au ciottiste «T’inquiète, on va te régler» avant de quitter l’Assemblée nationale, visiblement excédé par ses questions. «D’ici à la fin de cette commission, je quitterai la salle à chaque fois que M. Balanant interviendra», avait rétorqué quelques semaines plus tard Charles Alloncle, l’air grave, dénonçant les menaces de son collègue.





