Au procès de Sophia Chikirou pour tentative d’escroquerie, des débats tatillons sur la chronologie et une peine légère requise
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La députée LFI Sophia Chikirou au tribunal correctionnel de Paris, le 12 mai 2026. THOMAS SAMSON/AFP Au tribunal correctionnel de Paris s’est présentée, mardi 12 mai, la version la plus courtoise de Sophia Chikirou, calme et amène, loin des coups de semonce qu’elle sait faire résonner à l’Assemblée nationale et sur les réseaux sociaux. Pendant près de quatre heures, la députée La France insoumise (LFI) de Paris, meilleure avocate d’elle-même, s’est appliquée à répondre sans agressivité à toutes les interrogations dans le dossier qui lui valait d’être renvoyée pour tentative d’escroquerie et vol de chèques. Cette posture a presque tenu jusqu’au bout de l’audience : pour son dernier mot, la néo-conseillère de Paris, qui a brigué sans succès la mairie de la capitale en mars, s’est lancée dans une attaque contre la justice, accusant le parquet de Paris d’avoir voulu saboter sa campagne municipale avec l’annonce de ce procès. « On ne peut pas continuer à avoir un système où les procureurs agissent comme cela », a-t-elle conclu. Pour la 13e chambre du tribunal correctionnel, habituée à juger des arnaques complexes se chiffrant souvent en millions d’euros, l’affaire en question est mineure et ne se distingue que par la notoriété de la prévenue. Sophia Chikirou est soupçonnée d’avoir cherché, les 27 et 28 juillet 2018, à faire indûment régler une facture contestée de 67 146 euros, adressée par sa société de communication Mediascop à l’une des filiales commerciales du Média, la webtélé lancée en janvier 2018 par elle et d’autres personnalités proches de LFI. Il vous reste 76.05% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.


