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« Arrogant, résilient, optimiste » : les clés d'un entrepreneur à succès ?

سياسة
Euronews FR
2026/04/06 - 04:47 503 مشاهدة
« Je pense que je suis vraiment quelqu’un qu’on n’aurait jamais envie d’embaucher », a confié Christoph Gerber à The Big Question.Cela ne veut pas dire pour autant qu’il est fainéant ou imbuvable. C’est même tout l’inverse.En tant que fondateur de Lieferando, l’un des principaux services de livraison de repas en Allemagne, et PDG et fondateur de Talon.One, un fournisseur d’infrastructures numériques pour les réductions et promotions, Christoph sait comment créer et diriger une entreprise prospère. Dans cet épisode de The Big Question, Christoph Gerber s’est entretenu avec Hannah Brown autour de l’entrepreneuriat et des clés de la réussite. Quel profil fait un bon fondateur ?« Je pense que ce serait un monde très triste si tout le monde me ressemblait », plaisante Christoph. Même si l’autodérision est un peu poussée, le constat est juste : tout le monde n’est pas fait pour être fondateur.Il insiste sur la résilience et sur un optimisme de base, cette conviction que tout finit par se résoudre, comme traits essentiels pour quiconque veut se lancer. Christoph ne mâche pas ses mots sur l’importance d’être critique vis-à-vis de ses propres idées. « Il y a de très grandes chances que votre idée soit nulle. »Même si un brin d’hubris et l’écoute des retours des autres sont nécessaires à la réussite, Christoph souligne aussi qu’il ne faut pas laisser la négativité étouffer sa créativité.« Pour Lieferando, tout le monde nous disait que ça ne marcherait jamais. Pour Talon.One, tout le monde nous disait que ça ne marcherait pas non plus », explique-t-il.« Si vous demandiez à mes camarades de lycée ce qu’ils pensaient de moi, ils diraient que je suis arrogant », poursuit-il.« Avec le recul, je me rends compte que je ne me préoccupais pas vraiment de ce que les gens disaient de moi ou de mes idées. Peut-être que j’ai un gros ego, je ne sais pas. Mais je pense qu’il faut ce genre de gros ego pour tenir bon face à tout ce qui vient de l’extérieur, quand on a l’impression que le monde se referme sur soi et que rien ne fonctionne.« Pour certaines personnes, il vaut mieux travailler pour un fondateur et suivre une progression de carrière plus classique », ajoute-t-il.Les leçons du businessLa première entreprise de Christoph, Lieferando, a fusionné avec Takeaway.com en 2009, lors d’une opération qui constituait alors un record dans la scène des start-up en Allemagne, avec un montant de 62,9 millions d’euros.Même s’il n’avait plus vraiment besoin de travailler, il n’avait aucune envie de fréquenter les ultra-riches, et toutes les personnes qu’il appréciait étaient encore occupées à construire leur carrière. Ayant identifié un problème auquel son équipe s’était heurtée à l’époque de Lieferando, et sachant qu’ils étaient loin d’être les seuls dans ce cas, il a appelé son cofondateur et s’est lancé dans la création de Talon.One.Il aide désormais les marques à exploiter leurs données pour stimuler leurs ventes grâce à des promotions et remises ciblées.« Pour créer de la valeur, il faut aller au-delà de la simple transaction », explique Christoph.« Les marques créent réellement de la valeur pour leurs clients par la façon dont elles interagissent avec eux. Et d’une certaine manière, c’est un contrat : vous leur confiez vos données, vous dites que, pour le programme de fidélité, vous allez en donner un peu plus, indiquer votre âge, votre situation familiale, [et ainsi de suite]. » « En échange, vous attendez de la marque qu’elle propose des avantages qui justifient que vous lui livriez tous ces détails sur vous. Je pense que c’est ce que les marques commencent peu à peu à comprendre. »La clé du succèsChristoph a créé ses deux entreprises à des âges et des moments très différents de sa vie. Pour Lieferando, il avait 23 ans : beaucoup de nuits blanches, de travail le week-end, de soirées festives et, reconnaît-il, très peu d’études de marché sérieuses.« Si nous avions fait des études sérieuses, à la McKinsey ou Boston Consulting Group, en regardant toute la concurrence en place, nous ne serions sans doute jamais entrés sur ce marché », réfléchit Christoph. Aujourd’hui père de trois enfants et quadragénaire, Christoph a fait évoluer sa philosophie du travail et de la vie au fil du développement de Talon.One. « Talon.One est une entreprise, ce ne devrait pas être mon identité, et je n’attends pas cela non plus de quiconque dans mon équipe. » Une fois leurs heures de travail effectuées, Gerber s’attend à ce que ses salariés ferment leur ordinateur et rejoignent leur famille, convaincu que leurs résultats n’en seront que meilleurs.Il reconnaît lui-même qu’il savoure le temps passé en dehors du quotidien de l’entreprise, lorsqu’il peut accompagner ses enfants à la natation, au hockey ou jouer avec des Lego.« Je dirais qu’en dehors du travail, je suis d’un ennui total. Et c’est très bien comme ça », explique-t-il.À un certain stade, les PDG et fondateurs qui réussissent devraient comprendre que consacrer du temps aux choses simples de la vie doit passer avant la course aux profits, insiste Gerber.« Je n’ai pas envie qu’on grave sur ma tombe fondateur d’un service de livraison de pizzas et fondateur d’une infrastructure de coupons promotionnels. Je préfère qu’on me voie comme un super père, un bon ami, un bon compagnon… et le reste, c’est du business. » The Big Question est une série d’Euronews Business dans laquelle nous rencontrons des dirigeants et des experts pour évoquer certains des grands sujets à l’ordre du jour.Regardez la vidéo ci-dessus pour découvrir l’intégralité de l’entretien avec Christoph Gerber.
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