Après de nouvelles sanctions de Washington, Cuba agite la menace d'un «bain de sang» en cas d'attaque américaine
✨ AI Summary
🔊 جاري الاستماع
Après de nouvelles sanctions de Washington, Cuba agite la menace d'un «bain de sang» en cas d'attaque américaine Par Le Figaro avec AFP Le 18 mai 2026 à 23h19 Sujets Cuba Etats-Unis Lire dans l’app Sauvegarder Nouvelle fonctionnalité ! Avec votre compte, vous pouvez désormais sauvegarder des articles pour les lire plus tard sur tous vos appareils. Sauvegarder Fermer Sauvegarder un article Pour sauvegarder un article vous devez être connecté, vous pourrez ainsi les consulter sur tous vos appareils. Créer un compte Se connecter Copier le lien Lien copié Mail Facebook X Linkedin Messenger WhatsApp Le président de Cuba, Miguel Diaz-Canel, s’est emporté après de nouvelles sanctions américaines. Norlys Perez / REUTERS Le ministère américain des Finances a annoncé lundi avoir ajouté le principal service de renseignement cubain, la Direccion de Inteligencia, ainsi qu’une dizaine de hauts responsables du pays à sa liste des entités et personnes sous sanction. Passer la publicité Passer la publicité Publicité Le président de Cuba, Miguel Diaz-Canel, a averti lundi qu'une attaque américaine contre l'île provoquerait «un bain de sang», tandis que Washington a annoncé avoir sanctionné le renseignement cubain et une dizaine de hauts-responsables de l'île communiste. Miguel Diaz-Canel a aussi souligné le droit «légitime» de son pays à riposter à une éventuelle agression des États-Unis, sur fond de fortes tensions entre La Havane et Washington. À découvrir PODCAST - Écoutez le club Le Figaro International Cuba a acquis plus de 300 drones militaires et évalue de possibles scénarios de leur utilisation près de la base américaine de Guantánamo, dans l'est de l'île, a affirmé dimanche le média américain Axios, en citant des renseignements classifiés. Selon Axios, ces informations ont suscité des inquiétudes à Washington, où des responsables mettent en garde contre une «menace croissante» du fait de la proximité de ces capacités. Passer la publicité Publicité Le dirigeant cubain a réaffirmé que son pays «ne représent(ait) pas une menace et n'a(vait) ni plans ni intentions agressives» envers d'autres nations. La Havane accuse Washington de préparer le terrain politique en vue d'une intervention militaire contre l'île, qui, si elle se matérialisait, «provoquerait un bain de sang aux conséquences incalculables», a dénoncé sur X Miguel Diaz-Canel. Le directeur de la CIA à La Havane Sans directement évoquer la détention présumée de drones par son pays, le chef de l'État a revendiqué «le droit absolu et légitime de se défendre face à une offensive militaire». Dans le même temps, le ministère américain des Finances a annoncé lundi avoir ajouté le principal service de renseignement cubain, la Direccion de Inteligencia, ainsi qu'une dizaine de hauts responsables du pays à sa liste des entités et personnes sous sanction. Le Bureau de contrôle des avoirs étrangers (OFAC) a précisé que le président de l'Assemblée nationale cubaine et du Conseil d'État, Estaban Lazo, ainsi que trois ministres, de la Justice, de l'Énergie et des Communications, sont visés. Quatre généraux cubains, dont le chef du contre-espionnage militaire, Jose Miguel Gomez del Vallin, également député, font aussi partie des nouvelles personnes inscrites sur la liste. Une inscription à la liste de l'OFAC interdit à toute personne ou entreprise américaine, ou ayant une filiale aux États-Unis, de commercer ou faire des affaires avec les personnes ou entreprises sanctionnées. Cela s'applique également aux entreprises ou citoyens étrangers dès lors que les échanges sont réalisés en dollar. Elle entraîne par ailleurs le gel de l'ensemble des avoirs détenus directement ou indirectement aux États-Unis. Le président Donald Trump considère que l'île communiste, située à 150 kilomètres des côtes de la Floride, constitue «une menace exceptionnelle» pour la sécurité nationale des États-Unis. Il a multiplié les menaces de «prendre le contrôle» de Cuba et a même évoqué l'envoi d'un porte-avions. Dans ce contexte, le directeur de la CIA, John Ratcliffe, s'est rendu jeudi à La Havane pour une rencontre exceptionnelle avec de hauts responsables cubains, alors que les deux pays poursuivent leurs discussions, à l'un des moments les plus tendus de leurs relations bilatérales.
