Anne de Guigné : « Et si les consommateurs étaient en fait les dindons de la farce ? »
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Réservé aux abonnés Anne de Guigné : « Et si les consommateurs étaient en fait les dindons de la farce ? » Par Anne de Guigné Le 6 avril 2026 à 11h00 Suivre Sujets épargne Lire dans l’app Copier le lien Lien copié Mail Facebook X Linkedin Messenger WhatsApp Un supermarché français, alors que l’inflation redémarre. Studio Porto Sabbia / stock.adobe.com CHRONIQUE - Une critique classique faite au système français et européen est d’avoir privilégié la consommation plutôt que la production. Est-ce si certain ? Passer la publicité Publicité C’est un classique du commentaire économique parisien : tout à leur obsession de défendre contre vents et marées les consommateurs, la France et l’Europe auraient négligé la sphère productive, et creusé ainsi un fossé colossal vis-à-vis des États-Unis et de la Chine en matière d’innovation. À Bruxelles, cette logique se serait cristallisée dans la politique de la concurrence, qui ne viserait qu’à abaisser les prix, au détriment de toute considération de souveraineté et de préservation des emplois. Chaque veto porté à un projet de fusion entre grands groupes suscite ainsi un scandale dans les milieux d’affaires parisiens, où on s’indigne que la Commission rogne les ailes de ses groupes, alors que les champions chinois sont aux portes de l’Europe, voire déjà bien en place. Dans une tribune au Figaro, l’analyste politique Jérôme Fourquet proposait en 2024 une stimulante variation nationale sur ce refrain du consommateur roi : « Ce modèle stato-consumériste (français, NDLR) repose… Cet article est réservé aux abonnés. Il vous reste 79% à découvrir. Vous avez envie de lire la suite ? Débloquez tous les articles immédiatement. TESTEZ POUR 0,99€ Déjà abonné ? Connectez-vous





