Accusé à tort de tentative d’empoisonnement sur son père, un ancien diplomate relaxé après 4 mois de prison
✨ AI Summary
🔊 جاري الاستماع
En région,Eure-et-LoirAccusé à tort de tentative d’empoisonnement sur son père, un ancien diplomate relaxé après 4 mois de prisonLe tribunal correctionnel de Chartres a relaxé ce 24 avril un homme de 52 ans accusé d’avoir tenté d’empoisonner son père à l’EHPAD de l’Hôtel-Dieu. Son avocat veut poursuivre l’État pour « détention arbitraire ».Par Emmanuel Senecharles Le 1 mai 2026 à 14h20Me Jean-Christophe Basson-Larbi et son client devant le tribunal de Chartres (Eure-et-Loir) après l'annonce de la relaxe totale le vendredi 24 avril 2026. /DRRéagirEnregistrerPartagerRien ne prédestinait Cédric au box des accusés. Cet homme de 52 ans, au profil de cadre supérieur, est un ancien diplômé de l’ESSEC. Ancien attaché commercial et diplomate ayant longtemps vécu au Brésil et en Côte d’Ivoire, Cédric s’occupait de son père vieillissant, pensionnaire de l’EHPAD de l’Hôtel-Dieu à Chartres (Eure-et-Loir), avec une attention constante avant que l’engrenage judiciaire ne se referme sur lui.Tout bascule le 23 janvier 2026. Cédric cherche son père, Daniel, atteint de la maladie de Parkinson, dans les couloirs de l’hôpital. Quand il découvre sa chambre, c’est la stupeur : son père est attaché à une chaise. « On le traitait comme un chien, par commodité, parce qu’il n’y avait pas assez de personnel ». Cédric, qui connaît les protocoles médicaux de son père pour les avoir pratiqués à domicile, décide de le détacher pour le faire marcher et stoppe la pompe à morphine. Un geste que le personnel soignant interprète immédiatement comme une tentative criminelle. Deux jours plus tard, il est brutalement interpellé dans la rue : « Trois flics m’ont plaqué sur un capot et menotté ».Victime d’une violente crise d’épilepsie en prisonAprès 48 heures d’une garde à vue éprouvante, Cédric est incarcéré sous la qualification de « tentative d’administration de substances nuisibles ». À la prison d’Orléans-Saran, il découvre la violence crue de l’enfer carcéral. « En promenade, des gars m’ont attrapé p...





