A Paris, le vécu des résidents reste l’« impensé du tourisme »
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L'’entrée de la basilique du Sacré-Cœur, au sommet de la butte Montmartre, le lundi de Pâques 6 avril 2026 à Paris. IAN LANGSDON/AFP C’est une « spécificité montmartroise » qui fait de cet endroit pittoresque un lieu si particulier à l’équilibre fragile. Comme le souligne le géographe Rémy Knafou dans un « livre blanc » paru début mai, la butte Montmartre est « l’un des très rares quartiers touristiques encore habité et non confronté à une diminution rapide de sa population comme dans la majorité des cas, lorsque la touristification en arrive à dominer sans partage ». Lire aussi le reportage | Article réservé à nos abonnés « On devient des personnages d’un parc d’attractions » : la « disneylandisation » du quartier de Montmartre racontée par ses habitants Lire plus tard Dans ce secteur remarquable du nord de Paris, quelque 26 000 résidents doivent composer avec une dizaine de millions de visiteurs annuels, raison pour laquelle la question du surtourisme y est si sensible. Depuis le retour des vacanciers après la crise du Covid de 2020, les tensions se sont encore exacerbées et l’exaspération des riverains est montée d’un cran, alimentée par le projet de la Ville de piétonniser une vingtaine de rues. Pour tenter d’objectiver la problématique, l’Association de défense de Montmartre, l’une des plus actives, a commandé cette étude au professeur Knafou, « un universitaire parisien qui a une longue expérience du tourisme dans divers lieux du monde, qui ne vit pas à Montmartre, qui n’y a aucun intérêt particulier et est animé par le seul souci de contribuer à œuvrer dans le sens de l’intérêt général », comme il se décrit lui-même. Il vous reste 72.47% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.




