À Marseille, le procès de Félix Bingui, chef présumé du clan Yoda, encadré par un dispositif de sécurité « renforcé »
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À Marseille, le procès de Félix Bingui, chef présumé du clan Yoda, encadré par un dispositif de sécurité « renforcé » Par Nicolas Farmine, Le Figaro Marseille Le 13 mai 2026 à 13h12 Suivre Sujets Criminalité justice narcotrafic Lire dans l’app Sauvegarder Nouvelle fonctionnalité ! Avec votre compte, vous pouvez désormais sauvegarder des articles pour les lire plus tard sur tous vos appareils. Sauvegarder Fermer Sauvegarder un article Pour sauvegarder un article vous devez être connecté, vous pourrez ainsi les consulter sur tous vos appareils. Créer un compte Se connecter Copier le lien Lien copié Mail Facebook X Linkedin Messenger WhatsApp Félix Bingui est suspecté d’avoir dirigé un vaste réseau de stupéfiants. Collection personnelle Le narcotrafiquant, figure du conflit qui a opposé le clan Yoda à la DZ Mafia en 2023, doit être jugé pendant trois semaines dès lundi à Marseille aux côtés de 19 prévenus. L’audience sera placée sous protection policière « adaptée ». Passer la publicité Passer la publicité Publicité Un mois après la fin du procès dit de la « DZ Mafia », les Bouches-du-Rhône s’apprêtent à accueillir un nouveau détenu réputé particulièrement dangereux. Dès lundi prochain, et pour trois semaines, le tribunal correctionnel de Marseille se penchera sur le cas de Félix Bingui, alias « Le Chat », chef présumé du clan Yoda. Le narcotrafiquant et 19 autres prévenus suspectés d’appartenir à ce réseau d’ampleur sont convoqués devant la juridiction. Bingui, également surnommé « Féfé », est considéré par le ministère public dans son réquisitoire définitif, consulté par Le Figaro, comme le chef « incontestable » du gang criminel. Il avait été arrêté au Maroc en mars 2024 avant d’être extradé vers la France début 2025. Passer la publicité Publicité Mis en examen des chefs d’« importation de substances stupéfiantes en bande organisée, blanchiment de trafic de drogue et non déclaration de ressources », il avait été placé en détention provisoire dans la prison de haute sécurité de Vendin-le-Vieil. Son clan, initialement baptisé « bande des Carmes », a été en partie décimé par la DZ Mafia, qui avait lancé une armée de tueurs à gages début 2023 pour reprendre ses points de deal et exterminer ses cadres. Déjà visé par une tentative d’assassinat en 2023 De quoi motiver les autorités à renforcer la sécurité du procès à venir en déployant un dispositif policier conséquent. « Le dispositif de police a été adapté et renforcé, avec des escortes à la sécurité du palais en complément du renforcement de la police de l’audience », indique une source proche du dossier, confirmant une information de BFMTV. « Il s’agit d’un dispositif conséquent et adapté à la sensibilité de ce procès », souligne de son côté une source policière. Comme au procès des cadres de la DZ Mafia, menacé d’un « projet d’action», les autorités auront particulièrement à l’œil Félix Bingui et sa garde rapprochée, Mohamed H.S. alias « Pirate » et Zine-Eddine B., dit « Zino ». En mai 2023, Félix Bingui avait été victime d’une tentative d’assassinat fomentée en Andalousie par la DZ Mafia. Plusieurs sources expliquent au Figaro que le chef présumé des Yoda est toujours sous la menace de ses concurrents, capables de publier des « contrats » pour exiger son élimination depuis la prison. « Le narcotrafic est l’équivalent de l’enjeu de sécurité qu’était le terrorisme. C’est une bataille extrêmement rude. Nous devons nous mettre à la page. C’est une menace de sécurité intérieure, ce sont des gens extrêmement intelligents avec beaucoup d’argent », indique le ministre de la Justice, Gérald Darmanin, interrogé ce mercredi matin sur France Inter à propos du procès de Félix Bingui. « Je n’ai pas d’inquiétude, comme pour le procès de la DZ Mafia, on y a mis énormément de moyens grâce au ministère de l’Intérieur », soutient le garde des Sceaux, ajoutant que le narcotrafic constituait « notre menace première de sécurité intérieure ». « Cette menace tue énormément de gens directement et indirectement. La bataille n’est pour l’instant pas gagnée», a-t-il martelé.





